Le 9 juillet, 160 personnalités politiques s’étaient opposées au projet, notamment face au « risque d’endoctrinement ».
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Le projet d’une académie Saint-Louis en Sologne, premier établissement d’un projet d’internats catholiques privés non-mixtes soutenus par le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin, a été autorisé, annonce le rectorat vendredi 18 juin. Après l’étude approfondie du dossier déposé le 18 avril, « aucun motif mentionné à l’article L. 441-1 du Code de l’éducation, pour lesquels le recteur, le maire, le préfet ou le procureur de la République peuvent s’opposer à l’ouverture d’un établissement privé hors contrat, n’a été relevé », a expliqué le rectorat de l’Académie d’Orléans-Tours.
Ce premier projet d’une Académie Saint-Louis non-mixte au domaine de Chalès, sur la commune de Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher), pourra donc ouvrir à la rentrée 2025. Dans une brochure, il était précisé que ce projet éducatif « trouve sa source dans l’éducation intégrale (…) qui considère la personne humaine tout entière : corps, esprit et âme ». « Les inquiétudes suscitées par ce projet ont été entendues. Dès les premiers mois de l’année scolaire 2025-2026 l’établissement fera l’objet d’un contrôle, comme le prévoit la loi », a ajouté le rectorat.
Le 9 juillet, 160 personnalités politiques de gauche, syndicales et universitaires, parmi lesquelles l’ancien ministre de l’Education nationale Benoît Hamon ou la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, s’étaient opposées au projet, notamment face au « risque d’endoctrinement ». Le projet « fait mine de s’intégrer dans les principes républicains », ont critiqué les signataires de la lettre.
En réponse, plusieurs soutiens de l’Académie Saint-Louis de Chalès, dont le député RN Roger Chudeau et le maire de la commune, avaient répondu dans une lettre à « certains amalgames et attaques » visant « une proposition alternative crédible » proposée par l’école, qui « ne bénéficiera d’aucune subvention publique ». Le JDD et L’Humanité avaient révélé le plan de bataille de Pierre-Edouard Stérin, catholique conservateur exilé en Belgique, devenu milliardaire avec son entreprise de coffrets cadeaux Smartbox, et aspirant « à faire se lever une élite » avec « toutes les forces de droite ».