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Obligatoires dans les lieux accueillant du public depuis 2018, les défibrillateurs sont désormais la cible de trafiquants. Les vols se multiplient, avec des conséquences parfois dramatiques.
Les défibrillateurs, utilisés pour réanimer les victimes en cas d’arrêt cardiaque, sont désormais volés dans les lieux publics. En Indre-et-Loire, dans le petit village de Marray, 500 habitants, la machine a disparu il y a un mois. « Au début, c’était une interrogation : comment on peut voler un défibrillateur ? Après, c’est forcément de l’agacement parce que c’est un appareil de premier secours, qui sert à sauver des gens », commente Philippe Capon, le maire (SE) de la ville. Lors de chaque vol – deux en un an – la commune doit payer : 1 177,20 euros dans ce cas.
Les conséquences sont parfois dramatiques. Dans la Sarthe, un ouvrier agricole est mort durant les récoltes en 2023. Ici, c’est la batterie du défibrillateur qui avait été volée. Olivier Corbin, le patron, partage sa « colère« . « C’est quand même des matériels qui sont mis à disposition pour la survie des gens », rappelle-t-il.
Les voleurs revendent les défibrillateurs au marché noir. Sur internet, des annonces suspectes proposent des appareils cinq à dix fois moins cher. En Île-de-France, ce sont les défibrillateurs des gares qui sont attaqués. Depuis l’été 2024, 60 appareils ont été volés, et 20 personnes interpellées.
Regardez l’intégralité du reportage dans la vidéo ci-dessus
Préfecture de police de Paris
Groupe SNCF
Association pour le Recensement et la Localisation des Défibrillateurs (ARLoD)
Liste non exhaustive