Le suspect ayant attaqué des policiers devant la préfecture de police de Paris, le 4 février dernier, a été mis en examen et placé en détention provisoire samedi, a indiqué le parquet ce lundi 10 février.
Quasiment une semaine après l’agression des policiers devant la préfecture de police de Paris, mardi 4 février dernier, le principal suspect a été mis en examen, ce samedi 8 février, «pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique pour les faits du 4 février 2025, ainsi que pour les faits de tentative de vol du 18 octobre 2023», a indiqué le parquet de Paris à CNEWS.
L’individu a par la suite été placé en détention provisoire. Hospitalisé en infirmerie de la préfecture de police, l’homme a été replacé en garde à vue le 6 février 2025 par le 1er district de police judiciaire.
Au cours de celle-ci, l’individu «a avancé une envie de mourir mais l’impossibilité religieuse de recourir au suicide», a expliqué le ministère public à CNEWS, ajoutant que l’intéressé «a réfuté avoir tenu les propos rapportés mais avoir affirmé qu’il n’y avait « pas d’autre dieu que dieu »».
L’attaque s’est déroulée mardi 4 février peu avant 13h. Ce jour-là, le mis en cause s’en est pris aux policiers de la BRF (Brigade des Réseaux Ferrés) qui étaient en mission devant la préfecture de police.
Cinq policiers blessés
Selon les informations du parquet de Paris, pendant son acte, le mis en cause avait tenté de s’emparer de l’arme de poing à la ceinture d’un des trois policiers présents devant la préfecture de police.
«Alors que les policiers essayaient de le maîtriser, l’homme a porté un coup de poing au visage d’un d’eux. Ils l’ont amené au sol, où il a de nouveau tenté de s’emparer d’une de leurs armes. Trois autres policiers de la préfecture sont arrivés en renfort et ont permis le menottage du suspect», avait précisé le jour du drame le parquet de Paris dans un communiqué.
Selon le préfet de Police, Laurent Nuñez, au cours de cette attaque, un brigadier-chef a été blessé au visage tandis que deux fonctionnaires ont été blessés à la main, pour l’un, et au doigt, pour le second. Deux autres policiers, venus en renfort, ont également été blessés. Le ministère public avait précisé que «l’homme était porteur d’un morceau de miroir brisé, il n’est pas établi qu’il s’en serait servi». À la suite de ces faits, l’individu, qui serait de nationalité somalienne, selon une source policière à CNEWS, avait été maîtrisé et interpellé.
Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s’est exprimé à propos de l’attaque au couteau survenu plus tôt dans la journée à l’encontre de policiers devant la préfecture de police de Paris. pic.twitter.com/0ODCmCtXd7
— CNEWS (@CNEWS) February 4, 2025
Une source proche du dossier avait tout de même expliqué à CNEWS que le mis en cause faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Cette dernière aurait été émise par la préfecture de l’Essonne en date du 18 septembre 2023.
Peu de temps après, soit en décembre de la même année, ce même individu aurait été interpellé pour «rébellion» et «tentative de vol d’un pistolet d’un policier». Toujours selon la même source, il serait inscrit sur l’OQTF que le risque de récidive est élevé.