Messes traduites instantanément, écriture inspirée de celle de Michel-Ange… La basilique…

Photo of author

By InfoHunter


Le pape Léon XIV célèbrera une messe d’exception dans la basilique Saint-Pierre de Rome le 18 novembre 2026, à l’occasion de l’anniversaire de sa consécration officielle, survenue il y a 400 ans. Pour marquer l’événement, le Saint-Siège a en outre annoncé le lancement de nouveaux espaces et services, notamment numériques.

La basilique Saint-Pierre se modernise. Afin de célébrer ses 400 ans, le monument romain va subir une véritable transformation de certains de ses espaces. Application permettant une traduction instantanée des messes ou encore police de caractère inspirée de l’écriture de Michel-Ange, les améliorations numériques que les touristes et visiteurs pourront attendre de ce lieu sacré sont d’ampleur.

Le 400e anniversaire de la consécration de la plus grande église catholique du monde sera une «occasion pour se souvenir», mais aussi pour «mettre à jour» les lieux, a annoncé le cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique, lors d’une conférence de presse organisée le 16 février 2026 au Vatican. Il a rappelé que, contrairement à ses prédécesseurs qui avaient été amenés à détruire le précédent édifice, «le pape Léon peut se permettre de rénover sans détruire», et qu’il comptait continuer à faire de ce lieu «une porte ouverte pour tous ceux qui cherchent Dieu».

L’IA fait son apparition

Pour ce faire, plusieurs initiatives innovantes ont notamment été présentées dans le domaine numérique. C’est le cas d’une nouvelle application fonctionnant avec l’intelligence artificielle qui permettra de traduire dans 60 langues différentes les cérémonies se déroulant dans la basilique.

Autre idée «numérique» : une nouvelle police de caractère, «Michelangelus», réalisée à partir de l’écriture de Michel-Ange, qui sera incluse dans la suite Office de Microsoft (firme avec laquelle la basilique a déjà collaboré récemment). Enfin, le service «Smart Pass», un nouveau système de réservation en temps réel pour accéder à la basilique, doit être lancé pour permettre de mieux contrôler le flux de visiteurs.

Grâce au mécénat de l’entreprise d’hydrocarbure Eni,une cartographie complète tridimensionnelle des structures du «Cupolone» a également été réalisée, avec notamment des données inédites sur ses fondations grâce à des technologies permettant de sonder à plus d’une centaine de mètres en dessous du sol. L’opération a duré deux mois et a coûté «plusieurs centaines de milliers d’euros» au groupe italien, a annoncé son représentant, Claudio Granata.

Alberto Capitanucci, responsable du projet pour la Fabrique de Saint-Pierre (l’organisme du Vatican en charge de la basilique) a aussi souligné l’installation d’une dizaine de balises dans la basilique pour recueillir des données sur «l’état de santé» du lieu.

Lieu de restauration, gestion des flux… Un monument repensé

Le cardinal Gambetti a aussi annoncé l’ouverture de nouveaux espaces dans le complexe de la basilique pour permettre de mieux gérer l’afflux des touristes. Il prévoit notamment l’ouverture au public de toute la terrasse qui se trouve au niveau de la coupole, où le point de restauration déjà existant verra sa taille doublée.

Une section pédagogique sur la construction de la basilique et une autre interactive permettant de partager ses photos et messages sur un «mur», sont prévus dans des espaces situés sur le toit de Saint-Pierre. Une nouvelle «Via Crucis» réalisée par l’artiste suisse Manuel Andreas Dürr sera aussi inaugurée dans la basilique le 20 février prochain.

Messes traduites instantanément, écriture inspirée de celle de Michel-Ange... La basilique...
Sur le même sujet
Crans-Montana : Léon XIV adresse une lettre en français aux proches des victimes de l’incendie
Lire

En 1626, le pape Urbain VIII consacrait officiellement la basilique Saint-Pierre de Rome, un édifice construit à la place de l’ancienne basilique constantinienne dont la destruction avait été décidée par le pape Jules II en 1505. Imaginé par les plus grands esprits de l’époque, comme Raphaël, Bramante, Michel-Ange ou encore le Bernin, ce bâtiment qui abrite la tombe de l’apôtre saint Pierre est aujourd’hui un des lieux les plus visités au monde, avec près de 12 millions de pèlerins et touristes chaque année.

Laisser un commentaire