Une marche en hommage à Quentin, jeune militant nationaliste de 23 ans tué à Lyon, doit se tenir ce samedi 21 février dans la cité rhodanienne. Le défilé doit se dérouler sous haute sécurité pour limiter les risques de débordements.
Les yeux de la Nation fixés sur Lyon. La journée de ce samedi 21 février va être marquée par une marche en hommage à Quentin, jeune militant nationaliste de 23 ans tué en marge d’une conférence de Rima Hassan il y a une semaine. Cette dernière va se dérouler sous haute tension.
En effet, face aux risques de débordements et d’affrontements entre les manifestants de l’ultra-droite et ceux d’ultra-gauche, le maire de Lyon, Grégory Doucet, avait demandé l’interdiction du rassemblement.
Toutefois, ce vendredi, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a indiqué sur RTL qu’il ne s’opposerait pas à la tenue de la marche. Une décision qui a été suivie par le préfet du Rhône, qui a autorisé l’événement avec «un dispositif de sécurité important», comprenant des renforts de CRS, de gendarmes mobiles et de policiers d’autres départements.
Un parcours jusqu’au lieu de l’agression
Le parcours validé par la préfecture doit s’élancer à 15h de la place Jean Jaurès dans le 7e arrondissement lyonnais et s’étendre sur environ 1,4 km pour atteindre le numéro 20 de la rue Victor Lagrange, où Quentin a été passé à tabac le 12 février dernier.

Le cortège, qui pourrait rassembler jusqu’à 3.000 personnes, doit passer par les rues Pré-Gaudry et Crépet avant de rejoindre le boulevard Yves Farge et d’arriver rue Victor Lagrange.
Dans son communiqué, la préfecture a indiqué que l’organisatrice de la marche s’est engagée «selon le souhait de la famille de la victime», «à respecter scrupuleusement les consignes données à savoir que cette marche revête un caractère pacifique et qu’elle ne donne lieu à aucune expression politique».
Sur , Aliette Espieux, a confirmé que la famille du jeune homme ne se joindrait pas à la manifestation et a rappelé que «toute action violente, toute perturbation, salirait la mémoire de Quentin».
Les politiques s’éloignent de l’évènement
Face aux risques, de nombreux partis ont appelé à la prudence de leur cadre ou à l’annulation de la manifestation.
«Nous vous demandons, sauf situation locale très particulière et strictement encadrée (hommage rendu par une municipalité, par exemple), de ne pas vous rendre à ces rassemblements ni d’y associer le Rassemblement National», a indiqué Jordan Bardella, dans une lettre adressée à ses cadres.
Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon, a demandé qu’un portrait de la victime soit affiché sur l’Hôtel de Ville. Une démarche qualifiée «d’indécente» par Grégory Doucet. L’ancien président de l’OL a toutefois précisé qu’il ne participerait pas à la marche.
De son côté, le coordinateur de la France insoumise, a appelé sur X à interdire la marche, une «véritable démonstration fasciste dans les rues» et une «menace pour les habitants».
La marche prévue samedi à Lyon est loin d’être seulement un hommage à la victime.
Elle est prévue pour être une véritable démonstration fasciste dans les rues. Plus de 1000 néonazis de toute l’Europe sont annoncés dans une volonté de vengeance mortifère.
Cela représente une… https://t.co/u9gTG6TFiP— Manuel Bompard (@mbompard) February 20, 2026
«Je ne suis pas certain que de voir des croix celtiques défiler pendant plusieurs heures dans les rues de Lyon soit la bonne façon de rendre hommage à celui qui est mort», a commenté pour sa part le premier secrétaire du PS Olivier Faure.
Pour rappel, Quentin Deranque a été passé à tabac par plusieurs individus encagoulés le 12 février dernier en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences-Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité des militantes identitaires de Némésis.
Le jeune homme de 23 ans est décédé des suites de ses blessures deux jours plus tard, le samedi 14 février. Sept personnes ont été mises en examen ce jeudi 19 février dans le cadre de l’enquête.
