Iran : «d'une manière ou d'une autre», les Etats-Unis empêcheront Téhéran de se doter de l'arme…

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By InfoHunter


Alors que les pourparlers indirects entre l’Iran et les Etats-Unis se poursuivent, le secrétaire américain à l’Energie a promis ce mercredi d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire, «d’une manière ou d’une autre».

Pour Washington, il est hors de question que l’Iran accède à l’arme nucléaire. En marge d’un sommet à Paris, ce mercredi 18 février, le secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, s’est montré inflexible à ce sujet, assurant que son pays l’empêcherait «d’une manière ou d’une autre».

Après avoir assisté à plusieurs réunions ministérielles de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) au siège parisien de l’OCDE, il s’est adressé à la presse en ces mots : «Ils (l’Iran NDLR) ont été très clairs sur ce qu’ils feraient avec des armes nucléaires. C’est totalement inacceptable. Donc, d’une manière ou d’une autre, nous allons mettre un terme, dissuader la marche de l’Iran vers l’arme nucléaire».

Cette prise de parole intervient au lendemain de la clôture d’une deuxième session de pourparlers indirects entre les deux pays ennemis, dans un contexte de fortes tensions persistantes.

La voie diplomatique menacée

L’Iran, soupçonné par Israël et les pays développés de vouloir se doter de la bombe atomique, ne veut parler que de son programme nucléaire. Washington, comme Israël, exige également qu’il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes armés régionaux.

Selon un entretien publié mardi sur le site internet de la présidence iranienne, le président Massoud Pezeshkian s’est dit «ouvert» à une «vérification» en matière nucléaire, répétant que son pays ne cherchait pas à se doter de la bombe. Téhéran insiste toutefois sur son droit à développer une filière nucléaire civile et à enrichir de l’uranium dans ce but.

Le pays s’est aussi dit prêt à un compromis concernant son stock d’uranium hautement enrichi, évalué à plus de 400 kg et dont le sort est incertain, à condition que Washington lève ses sanctions. Celles-ci pèsent lourdement sur l’économie et le pouvoir d’achat des Iraniens, nourrissant la contestation, qui a éclaté en décembre avant d’être écrasée dans le sang en janvier.

Assurant que Téhéran n’acceptait pas certaines «lignes rouges» fixées par Donald Trump, le vice-président américain, JD Vance, a rappelé que le chef d’Etat «se réserve le droit de dire quand il jugera que la voie diplomatique aura atteint sa limite. Nous espérons ne pas en arriver là.»

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Washington a en effet déployé une force de frappe considérable dans la région, avec notamment le porte-avions USS Abraham Lincoln et ses navires d’escorte. Cette flotte se trouve actuellement à environ 700 km des côtes iraniennes et doit être rejointe par un second porte-avions, le Gerald Ford.

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