Alors que les tensions entre Téhéran et Washington se poursuivent sur le plan diplomatique, Donald Trump s’est exprimé sur une éventuelle chute du pouvoir iranien ce vendredi.
«Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver», a déclaré ce vendredi le président américain alors qu’il quittait la base militaire de Fort Bragg (Caroline du Nord, sud-est). Les journalistes l’interrogeaient sur l’éventualité d’un «changement de régime» en Iran.
«Depuis 47 ans, ils parlent et parlent et parlent. Et pendant ce temps nous avons perdu beaucoup de vies», a ajouté Donald Trump. Ces déclarations interviennent sur fond de difficile dialogue entre Washington et Téhéran sur les capacités nucléaires et balistiques de la République islamique.
Le président américain, qui oscille entre promesses d’une issue négociée et menaces militaires, avait peu auparavant confirmé l’envoi «très bientôt» d’un deuxième porte-avions américain dans la région.
Il avait d’ailleurs brandi la menace d’une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts. Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7.008 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées lors des protestations. Selon les autorités iraniennes, ces événements ont fait plus de 3.000 morts.
Des négociations au ralenti
Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un accord, notamment sur le dossier nucléaire. Des discussions entre les deux pays ont repris le 6 février à Oman mais leur poursuite demeure incertaine tant les positions sont éloignées. Washington, encouragé par Israël, veut également limiter le programme de missiles balistiques de l’Iran et mettre fin au soutien à des groupes armées dans la région.
L’Iran de son côté ne veut parler que du programme nucléaire et insiste pour conserver des capacités de raffinage d’uranium. Faute d’accord, Donald Trump a menacé jeudi le pays de conséquences «traumatisantes», en rappelant le bombardement par les Etats-Unis de sites nucléaires iraniens lors d’une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin.
A l’époque, le président américain avait déjà évoqué en termes confus un possible changement du pouvoir en Iran mais avait ensuite rejeté cette idée, jugeant que cela apporterait du «chaos».
Le secrétaire général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a lui indiqué vendredi qu’un accord entre l’AIEA et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire était «possible», mais «terriblement difficile».
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