«J'aurais aimé qu'elle ne te rencontre jamais» : la terrible lettre d'une adolescente à son…

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By InfoHunter


Depuis ce mercredi, la cour d’assises du Rhône juge Mourad B. qui a mortellement poignardé son ex-conjointe en mai 2022, à Grézieu-la-Varenne, près de Lyon. Ce jeudi, la présidente de la cour a lu la lettre de leur fille aînée, témoin de la scène.

Un récit déchirant. Ce jeudi, en plein procès pour féminicide, la présidente de la cour d’assises du Rhône a partagé la lettre écrite par une adolescente, fille du suspect et de la victime.

La jeune fille avait 10 ans au moment des faits. Avec ses deux plus jeunes soeurs et une amie, elle a vu Mourad B., son père, mortellement poignarder sa mère, Nathalie D., 33 ans, devantsa maison à Grézieu-la-Varenne, à l’ouest de Lyon,en mai 2022.

Les quatre filles se trouvaient dans la voiture de cette dernière pendant qu’elle était retournée brièvement dans la maison. L’aînée a alors vu son père avec un couteau et a indiqué aux trois autres filles de se baisser, avant de verrouiller les portières, jusqu’à ce que les voisins viennent les chercher.

Désormais âgée de 13 ans, elle a adressé une lettre a son père, quelques jours avant le début du procès, lui demandant notamment de venir comparaître pour s’excuser.

«J’aurais aimé qu’elle ne te rencontre jamais, qu’elle vive une vie heureuse», a notamment témoigné la jeune fille dans cette lettre,lue à voix haute par la présidente de la cour, Marie Thevenet.

«L’amour ce n’est pas taper, papa, encore moins tuer», a également écrit l’adolescente. Des mots qui ont rapidement suscité l’émotion au sein de la salle d’audience.

La victime avait porté plainte

Interrogé par la présidente, Mourad B. a demandé «pardon» à la famille de la victime et à ses enfants. S’il a toujours reconnu le meurtre de son ex-conjointe, il a néanmoins nié en avoir eu l’intention.

Selon lui, il s’était bien caché chez elle, encagoulé, ganté, un marteau et un couteau dans les mains, mais seulement dans le but de récupérer des affaires.

La mort de Nathalie D. est intervenue alors même qu’elle possédait un téléphone «grave danger», qu’elle n’a pas eu le temps d’utiliser au moment de son agression. Mourad B. avait été placé sous contrôle judiciaire en mars 2022 et n’avait pas le droit d’entrer en relation avec elle après que cette dernière ait déposé plainte à plusieurs reprises.

Lors de l’autopsie, 54 plaies sur le visage et le corps de la victime ont été révélées, certaines ayant pu être causées par un marteau, d’autres par un objet tranchant d’au moins 15 cm, dont une profonde plaie latérale le long de la gorge.

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Mourad B. a déjà été condamné deux fois pour des faits de violences sur une précédente conjointe, d’abord en 2007 à 3 mois de prison avec sursis, puis en 2008 à un an avec sursis, peine révoquée qu’il avait purgée avant de sortir de détention en décembre 2010.

Le verdict de ce procès est attendu ce vendredi.

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