Municipales à Paris : «Nous pouvons porter un changement», déclare le candidat Pierre-Yves…

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By InfoHunter


Le candidat Horizons-Renaissance à la mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel a effectué son premier meeting de campagne ce mardi au Cirque d’Hiver. Vanté par Edouard Philippe et Gabriel Attal, il a esquissé les grandes lignes de son programme, refusant d’être «le supplétif» d’une autre candidature.

«Le monde entier nous regarde». C’est devant 1.600 personnes que Pierre-Yves Bournazel a réalisé son premier meeting de campagne ce mardi. Ovationné par la le Cirque d’Hiver, le candidat Horizons-Renaissance au élections municipales a dans un premier temps remercié ces 17 têtes de liste, présentes dans tous les arrondissements de la capitale.

«Je veux des maires qui seront sur le terrain pour prendre soin des Parisiennes et Parisiens», a-t-il souhaité. Racontant «son histoire singulière» avec Paris, Pierre-Yves Bournazel a pris l’engagement «en dix ans» de «rénover l’ensemble de la rénovation thermique de tout le parc parisien».

Sans citer aucun autre candidat à ce scrutin, l’élu du 18e arrondissement a tenu à faire «le serment» de ne «jamais faire tomber le Conseil de Paris dans l’extrémisme politique». Pierre-Yves Bournazel a ensuite esquissé les grandes lignes de son programme, évoquant notamment le triplement des effectifs de la police municipale et leur présence nocturne dans les transports en commun.

Municipales à Paris : «Nous pouvons porter un changement», déclare le candidat Pierre-Yves...
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Mais aussi, la privatisation de la collecte des ordures et du nettoiement des rues, ainsi que «la priorisation de l’accès aux logements sociaux» aux «personnes qui travaillent pour la Ville de Paris», citant «les aides-soignants, les policiers, les infirmières» ou encore «les professeurs».

«Un périscolaire exemplaire»

Alors que cette campagne est marquée par de nombreux scandales de signalements de personnels dans le périscolaire parisien, Pierre-Yves Bournazel a dénoncé «une honte absolue».

Le candidat a ainsi promis à son auditoire la «mise en place d’un périscolaire exemplaire», par le contrôle, «dès avril 2026», en cas de victoire le 22 mars, de «tous les antécédents des animateurs». «On ne peut pas mettre n’importe qui devant nos enfants», a-t-il martelé.

Le 31 janvier dernier, il avait déjà considéré qu’il fallait «tirer des leçons» de ces défaillances et violences. «Si j’étais maire de Paris, j’aurais démissionné et viré les membres de l’exécutif et d’administration qui ont failli. À un moment donné, il y a une éthique de responsabilité», a-t-il déclaré.

«Paris s’enfonce, s’endort et s’endette»

Ce meeting a notamment été marqué par la présence de nombreux parlementaires nationaux, mais aussi de deux anciens Premiers ministres : Edouard Philippe et Gabriel Attal. A l’occasion de sa prise de parole, le secrétaire général de Renaissance a plaidé pour «une alternance à Paris», fustigeant la majorité sortante, menée par Anne Hidalgo.

«Ces douze dernières années, Paris a été mal gérée. Paris s’enfonce, Paris s’endort, Paris s’endette», a-t-il lancé.

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De son côté, Edouard Philippe, lui-même candidat à sa réélection au Havre, a tenu à mobiliser ses troupes autour de Pierre-Yves Bournazel. Le président du parti Horizons a regretté «l’omniprésence des commentaires», au mépris «des sujets locaux et Parisiens». «Il faut prendre au sérieux les électeurs, ces élections municipales, et leur parler des choses qui les intéressent», a-t-il martelé, sous les applaudissements de la foule.

L’ancien Premier ministre a par la suite vanté les mérites de son candidat à l’Hôtel de Ville. «Pierre-Yves Bournazel sera un grand maire de Paris, rassembleur, raisonnable et attentif», a-t-il déclaré, mettant en avant «la fidélité» de Pierre-Yves Bournazel à son égard.

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Le troisième homme de la campagne

Culminant entre 14 et 16% des voix dans les différents sondages, Pierre-Yves Bournazel est souvent perçu comme le troisième homme de ces élections municipales parisiennes. Un placement rejeté par le candidat, qui s’est décrit comme «la seule personne pouvant porter un changement» et «capable de batte la majorité sortante», portée par le candidat de la gauche rassemblée, hors LFI, Emmanuel Grégoire.

«Pourquoi ne reste-t-il pas à l’Assemblée faire son job», a ajouté Pierre-Yves Bournazel au sujet du député socialiste, «élu en 2024 avec les voix de LFI». Le candidat Horizons-Renaissance a également adressé une pique à l’encontre de Sarah Knafo, revenant sur son erreur sur le prix du Pass Navigo, et de son prix estimé «à 52 euros annuel».

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Rejetant toute hypothèse de ralliement à une autre liste, Pierre-Yves Bournazel a refusé une candidature «de participation». «Nous ne sommes pas des supplétifs», a-t-il insisté en conclusion de son meeting.

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