Suicide d'Evaëlle, 11 ans, en 2019 : l'enseignante jugée en appel ce lundi à…

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By InfoHunter


La Cour d’appel de Versailles se penche, ce lundi 9 février, sur le procès en appel de l’enseignante de 62 ans accusée de «harcèlement moral» sur la jeune Evaëlle, une adolescente qui s’est donnée la mort en 2019. La professeure avait été relaxée en première instance.

Moins d’un an après le procès en première instance, le dossier relatif au suicide d’Evaëlle, une adolescente de 11 ans qui s’est donné la mort le 21 juin 2019 après avoir été harcelée dans son collège d’Herblay dans le Val-d’Oise, est de retour dès ce lundi 9 février à la Cour d’appel de Versailles.

Lors du procès devant le tribunal correctionnel de Pontoise, qui s’est tenu en avril 2025, l’enseignante de français, accusée d’avoir participé au harcèlement moral de l’adolescente, avait été relaxée par la justice en raison du manque d’éléments probants permettant «d’établir d’intentionnalité» des actes de l’accusée et la «dégradation des conditions de vie» de la victime.

Lors du premier procès, la sexagénaire encourait deux ans de prison et 30.000 euros d’amende. Le parquet avait en outre requis à son encontre dix-huit mois de prison avec sursis ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer son métier.

A l’époque, la procureure avait estimé que l’accusée avait «jeté en pâture» et «humilié» Evaëlle, mais aussi qu’elle avait profité de sa position de «toute puissance».

«Le degré de manque d’empathie de madame me sidère, ne cesse de me sidérer», avait déclaré la procureure dans le début de ses réquisitions. «Ce harcèlement a rendu socialement acceptables les comportements harcelants des élèves», avait-elle encore estimé.

Des éléments «discordants, indirects et peu circonstanciés»

Révoltés par cette relaxe, les parents d’Evaëlle avaient décidé de faire appel. Dans ses motivations justifiant sa décision, la présidente du tribunal de Pontoise avait notamment considéré que les éléments à charge contre l’enseignante étaient «discordants, indirects, peu circonstanciés» ou relevant de «comportements adoptés et légitimes s’agissant de l’autorité dont doit faire preuve un enseignant de classe».

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La magistrate avait toutefois reconnu que «les événements de juin 2019 sont dramatiques» et qu’il est «légitime que la famille d’Evaëlle recherche les causes de la tragédie».

Il est également important de signaler que l’accusée avait été initialement mise en examen pour «homicide involontaire». Elle avait ensuite bénéficié d’un non-lieu, le juge ayant estimé qu’il n’était «pas possible de déterminer les éléments précis ayant conduit au décès» d’Evaëlle, confrontée à de nombreuses difficultés relationnelles.

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