Ce dimanche 8 février, une soixantaine de personnalités, dont François Hollande, Élisabeth Borne et Bernard Cazeneuve, ont signé, dans La Tribune Dimanche, une tribune pour l’instauration avant la présidentielle de 2027 de la proportionnelle aux élections législatives.
Une soixantaine de personnalités, dont l’ex-président de la République, François Hollande, et les anciens Premiers ministres, Élisabeth Borne et Bernard Cazeneuve, ont plaidé, ce dimanche 8 février, dans une tribune pour l’instauration avant la présidentielle de 2027 de la proportionnelle aux élections législatives, «un nouveau souffle démocratique pour la France».
En effet, «parmi les réformes qui pourraient être adoptées» d’ici à la présidentielle, «il en est une qui rendrait un grand service à la République : le passage à un scrutin proportionnel pour les élections législatives», écrivent les signataires de ce texte, publié dans La Tribune Dimanche. La proposition a été initié par les députés Erwan Balanant (MoDem), Guillaume Gouffier-Valente (Renaissance), Jérémie Iordanoff (Ecologistes) et Marie Récalde (PS).
Fesneau, Tondelier et Chatelain dans les signataires
Parmi les signataires figurent le président du groupe MoDem à l’Assemblée Marc Fesneau, les dirigeants des Écologistes Marine Tondelier, Cyrielle Chatelain (Assemblée) et Guillaume Gontard (Sénat), le président de Place Publique Raphaël Glucksmann, les présidents des groupes socialistes Boris Vallaud (Assemblée) et Patrick Kanner (Sénat), ou encore le président (Renaissance) de la Commission des Lois de l’Assemblée Florent Boudié.
Il n’y a pas que des personnalités politiques qui ont signé cette tribune, on y retrouve également les politologues Loïc Blondiaux, Antoine Bristielle, Bastien François, Emiliano Grossman, Isabelle Guinaudeau, Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki, le constitutionnaliste Benjamin Morel, la sociologue Dominique Méda, l’historien Christophe Prochasson ou encore le directeur du think tank Terra Nova, Thierry Pech.
Pour les signataires, «les contraintes institutionnelles imposées par le maintien du scrutin majoritaire ralentissent voire bloquent souvent cette recherche indispensable de solutions susceptibles de rassembler des majorités».
«Cet état de fait concourt à dégrader l’image de la démocratie et nourrit la tentation du recours à un pouvoir fort. Il favorise la montée de l’extrême droite. Dans un tel contexte, celle-ci pourrait bien profiter à son tour de l’effet ‘winner takes all’ associé au scrutin majoritaire et obtenir seule, avec un tiers des voix, une majorité absolue à l’Assemblée nationale», argumentent-ils. Selon eux, l’instauration de la proportionnelle pourrait se faire assez rapidement puisque de nombreuses forces politiques représentées à l’Assemblée nationale y sont favorables.
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