Selon un sondage* de l’Institut CSA pour , le JDD et Europe 1, paru ce samedi 7 février, 81% des Français estiment les parents responsables des crimes et délits commis par leurs enfants mineurs.
À qui la faute ? Face à la recrudescence des affaires de violences perpétrées par des individus mineurs, ces derniers jours, 81% des Français interrogés ont dit juger que les parents étaient responsables des crimes et délits commis par leurs enfants de moins de 18 ans.
À l’inverse, 19% des sondés répondent «non» à la question posée.

Dans le détail, les femmes interrogées (79%) tout comme les hommes (83%) ont exprimé leur opinion et dégagent la responsabilité des parents. Un consensus partagé par toutes les classes d’âge, de 73% pour les 25-34 ans à 87% pour les 65 ans et plus, et par toutes les catégories socioprofessionnelles avec 82% d’avis favorables chez les inactifs, 77% chez les CSP- et 83% chez les CSP+.
Concernant les affinités politiques des personnes sondées, les réponses ont été plus nuancées. A gauche (72%), l’avis est moins tranché, notamment chez les socialistes, où seules 6 personnes sur 10 (60%) ont exprimé cet avis. Pour les sympathisants de la France Insoumise (82%) et les Ecologistes (80%), les sondés sont plus unanimes.

Des résultats assez similaires à ceux de la Majorité Présidentielle (84%) mais toujours inférieurs au son de cloche de la droite (89%), notamment chez les Républicains (91%) et le Rassemblement National (91%).
Professeure poignardée dans le Var, jeune homme passé à tabac à Lyon…
Ces derniers jours, de nombreux jeunes délinquants ont fait tristement parler d’eux. L’affaire la plus importante est celle de Sanary-sur-Mer (Var), où un élève de 14 ans a poignardé sa professeure en plein cours d’arts plastiques, à l’aide d’une lame «d’une dizaine de centimètres», devant ses 22 autres camarades de classe.
Quelques jours plus tôt, Théo, jeune homme de 19 ans, a été roué de coups par un groupe de mineurs âgés de 14 à 17 ans à Lyon. Les agresseurs s’en sont pris à ce jeune habitant de la ville rhodanienne en lui criant : «Vas-y donne ton téléphone, on va te tuer». A la suite de cette affaire, au cours de laquelle son fils a notamment cru mourir, la mère de la victime a déclaré : «Les parents de certains agresseurs de mon fils ont demandé de l’aide à l’Etat, mais rien n’a été fait».
L’Assemblée nationale a commencé l’examen d’une proposition de loi pour durcir la justice des mineurs, ce mercredi 4 février. Auteur de cette proposition de loi, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a notamment déclaré qu’un «mineur de 2025 n’est pas un mineur de 1945».
*Sondage réalisé les 3 et 4 février par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.008 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.
