«Une guerre n’est dans l’intérêt ni de l’Iran ni des États-Unis», prévient le président iranien…

Photo of author

By InfoHunter


Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé ce samedi soir qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iranni des Etats-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie. Téhéran a également fait état de «progrès» dans les «négociations» avec Washington.

Une guerre évitée ? Alors que la tension était à son paroxysme entre l’Iran et les États-Unis après les menaces interventionnistes de Donald Trump consécutives à la répression sanglante menée par Téhéran lors des manifestations du mois de janvier dans le pays, la République islamique a calmé le jeu, ce samedi 31 janvier.

Le président Massoud Pezeshkian a déclaré qu’une guerre n’était dans l’intérêt «ni de l’Iranni des Etats-Unis, ni de la région», disant vouloir privilégier la diplomatie. «La République islamique d’Irann’a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre», a ajouté le dirigeant lors d’un appel avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Cette déclaration intervient après celle d’Ali Larijani, secrétaire de la plus haute instance de sécurité enIran, qui a fait état de «progrès» en vue de «négociations» avec Washington. Ces signes d’apaisement interviennent alors que le président américain a affirmé vendredi que l’Iranvoulait «conclure un accord» sur le nucléaire, ajoutant qu’il avait fixé à Téhéran un ultimatum sans donner plus de détails.

Alors que Donald Trump entretient depuis plusieurs jours le doute sur une opération militaire contre Téhéran, notamment pour mettre fin à la répression sanglante, Massoud Pezeshkian a rappelé que «pour l’Iran, le règlement des différends par la diplomatie a toujours été prioritaire sur la guerre».

Donald Trump menace, l’iran répond

Depuis la vague de contestation réprimée début janvier dans le sang par le pouvoir iranien, Donald Trump a en effet multiplié les avertissements tout en soufflant le chaud et le froid, et a déployé une dizaine de navires dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln. Ces menaces entretiennent un climat de fébrilité enIran.

Une explosion survenue samedi dans un immeuble de Bandar Abbas, un port du sud de l’Iran, est restée inexpliquée plusieurs heures avant que les pompiers annoncent qu’il s’agissait d’une fuite de gaz. Des incidents distincts ont été rapportés ailleurs dans le pays mais les médias ont rapidement écarté tout lien avec une attaque américaine.

Tout en se disant ouvert au dialogue, l’Iran, «doigt sur la gâchette», a déjà averti que de «nombreuses» bases américaines dans la région se trouvaient à portée de missiles iraniens.Il a également menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.

Pour autant, le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, n’avait pas exclu vendredi de participer à des discussions si elles étaient «justes et équitables», répétant que son pays n’avait «jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire». Il a cependant ajouté que les capacités de défense et les missiles de son pays «ne feraient jamais l’objet de négociations».

«Organisation terroriste»

La pression est aussi montée ces derniers jours avec l’inscription par l’UE sur la liste des «organisations terroristes» des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique accusée d’avoir orchestré la répression des manifestations. Une décision qualifiée d’«insensée» par Téhéran.

Alors que des analystes n’excluent pas l’intention des Etats-Unis d’éliminer les hauts dirigeants iraniens, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a visité ce samedi le mausolée de Rouhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique. Ali Khamenei, qui ne s’était pas montré en public depuis le 17 janvier, est apparu en train de prier.

Sorti affaibli de la guerre de juin 2025, le pouvoir iranien a étouffé les récentes manifestations contre le coût de la vie, qui s’étaient transformées en défi au pouvoir. Plus de 6.500 personnes, dont 6.170 manifestants et 124 enfants, ont été tuées enIran, d’après un bilan de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui enquête sur plus de 17.000 décès potentiels supplémentaires.

«Une guerre n’est dans l’intérêt ni de l’Iran ni des États-Unis», prévient le président iranien...
Sur le même sujet
Menaces de frappes américaines en Iran : quelles sont les bases militaires des Etats-Unis au Moyen-Orient ?
Lire

Les autorités iraniennes reconnaissent que des milliers de personnes ont été tuées lors des manifestations, mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou passants tués par des «émeutiers».

Laisser un commentaire