Lait infantile contaminé : la France abaisse le seuil d’un composant responsable de rappels de…

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By InfoHunter


Face à la multiplication des rappels de boîtes, le gouvernement français a pris la décision ce vendredi d’abaisser la présence d’un composant présent dans le lait infantile.

«Anticiper de nouvelles recommandations scientifiques». Ce vendredi, le gouvernement a indiqué son intention d’imposer à l’ensemble des fabricants français de laits infantiles un seuil limite plus strict pour la toxine céréulide, responsable de rappels de boîtes dans plus de 60 pays.

«La protection de la santé des nourrissons constitue la priorité absolue des autorités sanitaires», a fait valoir le ministère de l’agriculture. Ainsi, dans le détail, la France a décidé de retenir «un seuil de 0,014 microgramme de céréulide par kilogramme de masse corporelle, soit un niveau de sécurité renforcé par rapport au seuil jusqu’ici appliqué», qui est de 0,03 microgramme par kilogramme de masse corporelle.

Plusieurs industriels mettent en cause un fournisseur d’ingrédient chinois, Cabio Biotech, qui produit une huile riche en oméga-6. Cette huile aurait été contaminée par des bactéries Bacillus cereus, susceptibles de produire une toxine, la céréulide, qui peut provoquer vomissements et diarrhées.

La Commission européenne a missionné cette semaine son agence sanitaire (Efsa) pour rendre un avis, le 2 février, sur cette toxine et les seuils à imposer.

De nombreux rappels

Outre Nestlé, plusieurs industriels, dont les géants Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima), ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays au total, dont la France, en raison de ce risque de contamination à la céréulide.

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Nestlé a fait valoir qu’en l’absence de «réglementation européenne sur la présence de céréulide dans les aliments», il avait respecté les procédures habituelles. «La recherche des bactéries de la famille des Bacillus cereus, est systématiquement proposée mais la céréulide ne faisait pas partie des contrôles classiques», avait affirmé la semaine dernière François Vigneau, le directeur industriel des tests alimentaires Europe du géant mondial des laboratoires d’analyses, le Français Eurofins.

A ce stade, deux enquêtes pénales ouvertes en France après la mort de nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés, n’ont pas établi de lien direct entre les symptômes et les laits consommés.

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