Accident de trains en Espagne : ce que l'on sait du drame qui a fait au moins 40 morts

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By InfoHunter


Deux trains sont entrés en collision ce dimanche 18 janvier, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne. Le dernier bilan de la catastrophe fait état de 40 morts et 123 blessés, dans un accident que les autorités qualifient d’«extrêmement étrange». Cause, circonstances, bilan… Voici tout ce que l’on sait sur ce drame.

L’Espagne est en deuil. Ce dimanche 18 janvier, deux trains à grande vitesse sont entrés en collision, faisant au moins 40 morts et plus d’une centaine de blessés. Il s’agit de l’un des accidents ferroviaires les plus terribles de l’Histoire moderne du pays.

Les deux trains impliqués dans cette tragédie sont un Malaga-Madrid et un Madrid-Huelva, qui se sont croisés en Andalousie, au niveau de la ville d’Adamuz.

Les autorités ont été alertées à 19h45 de la collision, qui a fait au moins 39 morts et 123 blessés, dont cinq dans un état très grave et 24 de plus dans un état grave, selon le ministère de l’Intérieur espagnol. Sur X, le ministre des Transports du pays a déclaré que «toutes les personnes blessées nécessitant des soins hospitaliers ont été évacuées vers les hôpitaux de Cordoue et Andújar».

Il a également estimé que «le bilan de 40 victimes n’était pas définitif». L’ensemble des passagers ont été évacués des rames des deux trains après plusieurs heures d’intervention des secours. Des habitants de la ville d’Adamuz se sont rendus sur les lieux de l’accident et ont apporté des vivres aux passagers.

Le réseau ferroviaire national (ADIF) a annoncé que les liaisons entre les plus grandes villes du sud du pays (Cordoue, Huelva, Malaga, Séville) et Madrid étaient suspendues toute la journée du lundi 19 janvier.

«Nous ne connaissons pas les causes de l’accident pour l’instant»

Selon les premiers comptes rendus des autorités et de nombreux témoignages, l’origine de l’accident est le déraillement du train Malaga-Madrid, plus précisément de ses deux derniers wagons, qui sont ainsi entrés en collision avec le train Renfe Madrid-Huelva, qui circulait sur une voie adjacente, dans la direction opposée à ceux-ci. Face à ce choc, le train percuté à également quitté sa voie et a même basculé à 4 mètres en contrebas d’un terre-plein.

«Je ne peux pas vous dire quelles sont les causes de ce déraillement qui a entraîné la collision ultérieure, car nous ne les connaissons pas pour l’instant», a déclaré le ministre des Transports durant la nuit, évoquant un accident «extrêmement étrange».

Selon les dernières informations de la presse espagnole, l’accident serait survenu dans un secteur où le tracé est rectiligne, sur un tronçon récemment rénové, mis en service il y a quatre ans et contrôlé il y a quatre jours. «Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire ?», s’est ainsi interrogé dans la nuit le ministre des Transports.

L’Espagne entière déplore une «nuit de profonde douleur»

«Tous les experts en matière ferroviaire sont très surpris par cet accident car il est très rare et très difficile à expliquer à ce stade», a-t-il ajouté.Il s’agit en effet du premier accident impliquant le réseau de train à grande vitesse du pays, depuis sa mise en service, en 1992.

Sur place, «tout est complètement détruit», a constaté Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue. «Nous avons même dû déplacer des corps pour pouvoir accéder à des personnes vivantes», a-t-il également déclaré. «On se croirait dans un film d’horreur», a raconté un passager rescapé, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train percuté de plein fouet.«Il y a eu un choc très violent à l’arrière et l’impression que tout le train allait se disloquer. De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre», a-t-il expliqué.

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