Au lendemain d’une allocution de Sébastien Lecornu sur le budget, c’est ce samedi et depuis Marseille, que Marine Le Pen s’en est violemment prise au Premier ministre et au Parti socialiste.
En déplacement à Marseille dans le cadre de la campagne des municipales, Marine Le Pen a fustigé le Parti socialiste lors d’une conférence de presse organisée ce samedi. Alors que Benoît Payan, le maire divers gauche de la cité phocéenne est un ancien du parti à la rose, la cheffe de file du Rassemblement national a qualifié la formation politique de «béquille rouillée et tordue de ce qu’il reste de la macronie».
«Un équipage d’éclopés et de zombies politiques», a-t-elle ajouté. L’ex-candidate à l’élection présidentielle faisait ici référence au discours de Sébastien Lecornu de ce vendredi sur le projet de budget. Un vote pour lequel il tente d’éviter une censure du Parti socialiste qui milite par exemple pour des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes.
Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du parti de gauche. En parallèle, il a fustigé la «stratégie cynique et profondément délibérée» de LFI et du RN, accusés de «saboter» les débats. Une déclaration qui a provoqué l’ire de Marine Le Pen. «La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français», a-t-elle répondu, en le surnommant «Caliméro Lecornu».
«C’est son échec»
Alors qu’un vote du budget par 49.3 ou par ordonnance (article 47) se fait de plus en plus probable, Marine Le Pen n’a pas exclu le dépôt d’une nouvelle motion de censure. «Je ne suis pas le PS. Je suis le RN. Je m’oppose. S’il ne trouve pas de majorité sur le budget, ce n’est pas mon problème, c’est le sien. C’est son échec», a-t-elle assuré.
«Il n’y avait que des élections qui pouvaient permettre aux Français de dire : On offre une majorité. Or, à jouer les marchands de tapis avec le PS, on a perdu trois mois», s’est-elle également insurgée.
Marine Le Pen s’est aussi concentrée sur les municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars, rappelant qu’il s’agit d’un enjeu crucial pour la présidentielle de 2027. «Le vote qui se déroulera dans deux mois sera un vote aussi essentiel pour le pays. Le changement commence dans vos communes. Plus nous gagnons de villes plus où seront fort pour gagner en 2027», a-t-elle affirmé.
![Les discussions sont renvoyées à mardi. [REUTERS/Sarah Meyssonnier] Le PS n'est plus que «la béquille rouillée et tordue de ce qu'il reste de la macronie», tacle...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2025-12-16t143714z_1615444520_rc2qhia8eu17_rtrmadp_3_france-politics-taille1200_6964d6ed71ca5-taille1200_6969c77bdee2e.jpg?itok=C-BaQ0U1)