Alors que l’Union européenne s’apprête à conclure un accord de libre-échange avec le Mercosur ce samedi, des agriculteurs aveyronnais dénoncent l’ouverture du marché à des produits qu’ils jugent incompatibles avec les normes françaises.
Des contrôles pour dire non au Mercosur. Au péage du viaduc de Millau, une vingtaine d’agriculteurs de la FDSEA de l’Aveyron ont procédé, ce vendredi, à des contrôles de camions et de marchandises. Une action symbolique menée à la veille de la signature, ce samedi 17 janvier à Asuncion, du traité de libre-échange avec l’Union européenne.
«On a typiquement des produits fabriqués avec des noisettes étrangères, turques ou italiennes, alors qu’en France, aujourd’hui, la filière noisette crève», constate, au micro de , Germain Albespy, secrétaire général de la FDSEA Aveyron, en fouillant l’un de ces véhicules.
«On essaie de faire nous mêmes nos contrôles car l’État ne le fait pas»
Dans son viseur et celui des autres professionnels présents, les étiquettes venant des pays hors Union européenne. «On essaie de faire nous mêmes nos contrôles car l’État ne le fait pas», dénonce quant à lui Mathieu Vedel, éleveur de bovins. Et de détailler : «L’idée c’est de les intercepter et les mettre en benne parce que chez nous c’est assez clair, en France on ne veut pas d’importations de produits du Mercosur. Ça va tuer notre métier, ça va tuer notre profession».
Des vérifications pour dénoncer la qualité des produits. «Le poulet au Brésil peut être traité au chlore pour le désinfecter, alors qu’en France cette pratique est interdite. Le Brésil utilise des hormones de croissance, chose qui est interdite depuis plus de 30 ans chez nous», rappelle le secrétaire général FDSEA Aveyron.
«Toute cette viande va se retrouver dans les assiettes de nos enfants, dans les cantines, les cuisines centrales, (…) des achats qu’on ne va pas voir, dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite. Est-ce qu’on veut ça pour nos grands-parents, nos enfants ? Je ne crois pas, non», abonde de son côté Mathieu Vedel.
Dès la semaine prochaine, les agriculteurs prendront la direction de Strasbourg pour dénoncer une nouvelle fois le Mercosur.
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/ REUTERS] «Est-ce qu'on veut ça pour nos grands-parents, nos enfants ?» : pour dire non au Mercosur, les...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2026-01-12t152453z_1524795581_rc2pziavor9g_rtrmadp_3_france-politics-rn-taille1200_6968e14cb063b.jpg?h=f692311e&itok=X_xyRIVH)