Capture de Nicolas Maduro au Venezuela : ces 3 pays que pourrait également viser Donald Trump

Photo of author

By InfoHunter


Après avoir accusé le Venezuela d’être responsable d’une immigration illégale et d’une partie de ses maux en matière de narcotrafic, les Etats-Unis ont capturé le président du pays sud-américain, Nicolas Maduro, samedi 3 janvier. Après le Venezuela, Donald Trump pourrait avoir des vues sur d’autres territoires.

Un message clair pour la communauté internationale ? En enlevant le président vénézuélien Nicolas Maduro, les Etats-Unis ont accéléré leur politique extérieure répressive vis-à-vis du pays sud-américain. Une escalade soudaine qui pourrait également attendre d’autres pays ou régions que Donald Trump a dans le viseur.

La Colombie

Premier pays concerné par une nouvelle intervention américaine potentielle, la Colombie a été directement visée par des menaces exprimées par Donald Trump. Quelques heures après avoir réalisé la capture de son homologue Nicolas Maduro, le 47e président des Etats-Unis a en effet laissé entendre qu’il n’était pas opposé à pareille opération militaire en Colombie, durant une conférence de presse donnée à Mar-a-Lago : «L’opération Colombie me semble une bonne idée».

Avant de tenir ces mots forts, le natif de New York s’en est également pris au leader du pays sud-américain, Gustavo Petro, qu’il qualifie «d’individu malade». Selon Donald Trump, la Colombie, à l’image du Venezuela, «est un pays malade qui vend de la cocaïne à des trafiquants américains».

Tout comme avec Caracas, les relations entre Washington et Bogota se sont nettement détériorées ces dernières semaines. Les Etats-Unis accusent le gouvernement du pays de participer à la vente de drogue dirigée vers l’Amérique du Nord et qui gangrène donc le pays. De son côté, la Colombie a condamné l’intervention américaine dans les Caraïbes, dans un premier temps, puis au Venezuela.

Capture de Nicolas Maduro au Venezuela : ces 3 pays que pourrait également viser Donald Trump
De nombreux citoyens colombiens se sont réunis à Bogota pour soutenir leur voisin vénézuélien, le dimanche 4 janvier © REUTERS

La Colombie est d’autant plus impliquée dans ce conflit que le président vénézuélien, Nicolas Maduro, tout juste enlevé par les troupes américaines, avait appelé son voisin colombien à la solidarité, voire à l’unité. Il avait en effet fait référence à la «Grande Colombie», ancien pays disparu en 1831, qui a laissé place aux frontières actuellement connues. «Aux forces militaires colombiennes, que je connais très bien, j’appelle à une union parfaite avec le Venezuela, pour que personne n’ose toucher la souveraineté de nos pays», avait-il clamé le 18 décembre dernier.

Cuba

«Sommes-nous les prochains ?» se demandent les Cubains, comme le rapporte CNN. Une question légitime, tant le gouvernement américain semble avoir l’île des Caraïbes dans le collimateur. En capturant Nicolas Maduro, les Etats-Unis ont déjà asséné un coup important à Cuba. Déjà, ils ont affaibli le pays communiste en déstabilisant son allié économique principal.

Capture de Nicolas Maduro au Venezuela : ces 3 pays que pourrait également viser Donald Trump
Le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a participé à des manifestations pro-Venezuela le 6 décembre 2025. © REUTERS

En effet, Cuba faisait partie d’un mécanisme sophistiqué liant la richesse naturelle vénézuélienne au savoir-faire cubain tant en matière de santé, que dans le sport ou encore la sécurité. En échange de barils de pétrole, le pays insulaire fournissait donc au Venezuela du personnel dans des secteurs clés, comme le décrypte The New York Times.

Ainsi, il n’est pas surprenant de constater que lors de la mission militaire appelée«opération Absolute Resolve», 32 citoyens cubains ont perdu la vie. Une information confirmée par Donald Trump :«Vous savez, de nombreux Cubains ont perdu la vie la nuit dernière… Ils protégeaient Maduro. Ce n’était pas une bonne décision». Il s’agit de la première intervention armée de la part des Etats-Unis contre Cuba depuis plusieurs dizaines d’années.

Le Groenland

Quelques heures après être intervenu militairement au Venezuela, Donald Trump a évoqué une possible opération militaire au Groenland, territoire danois de l’Arctique qu’il convoite ouvertement depuis de le début de son second mandat. «Nous nous occuperons du Groenland dans deux mois… Reparlons de ce dossier dans 20 jours», menaçait le président américain depuis son Air Force One, en direction de Washington, samedi 3 janvier.

Capture de Nicolas Maduro au Venezuela : ces 3 pays que pourrait également viser Donald Trump
Des troupes danoises réalisent des exercices militaires au Groenland, où la tension de cesse de monter entre les Etats-Unis et l’Europe © REUTERS

Si le Premier ministre danois n’a pas tardé à répondre à cette attaque diplomatique en demandant à ce que les «pressions, les insinuations et le fantasme d’annexion» ne cesse, il a également ouvert la voie à un «dialogue» entre les deux parties. «Nous sommes ouverts aux discussions, mais cela doit se faire par les voies appropriées et dans le respect du droit international», a-t-il tenté de calmer. Quelques heures plus tard, Donald Trump n’a pourtant pas hésité à rappeler : «Nous avons besoin du Groenland d’un point de vue de la sécurité nationale».

Capture de Nicolas Maduro au Venezuela : ces 3 pays que pourrait également viser Donald Trump
Sur le même sujet
Venezuela, Taïwan, Iran… Ces 8 points chauds pour lesquels 2026 sera une année charnière
Lire

Pour l’Europe, cette velléité interventionniste américaine sur un territoire d’un Etat-membre constitue un danger important. Emmanuel Macron a ainsi rappelé la position de la France, que partage l’ensemble des puissances du vieux continent : «Le Groenland appartient à son peuple. Le Danemark en est le garant», avait-il écrit le 23 décembre dernier.

En commentaire aux échanges verbaux survenus ces derniers jours entre les leaders danois et américains, la France a exprimé sa «solidarité» vis-à-vis du pays nordique par l’intermédiaire de Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a ainsi expliqué, sur TF1, que «le Goenland appartient aux Groenlandais et aux Danois». «C’est à eux de décider ce qu’ils souhaitent en faire. Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force», a également prévenu le porte-parole du Quai d’Orsay.

Laisser un commentaire