«Plus personne ne me dira de me taire» : une ex-otage du Hamas dénonce plusieurs agressions…

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By InfoHunter


Lors d’une interview télévisée diffusée jeudi soir, une ex-otage israélienne a expliqué avoir été victime de plusieurs agressions sexuelles par des membres du Hamas. Un témoignage rare depuis la libération des captifs.

«Plus personne ne me dira de me taire (…). Je suis là, j’ai gagné», a affirmé Romi Gonen, 25 ans, dans deux interviews télévisées diffusées jeudi soir. Pendant sa prise de parole, la jeune femme a évoqué «différentes formes d’agressions sexuelles en captivité, de la part de quatre hommes différents, avec des degrés de gravité variable».

Romi Gonen était au festival de musique Nova à Réïm, près de Gaza, lorsqu’elle a été enlevée le 7 octobre 2023 lors de l’attaque du Hamas. Elle n’a été libérée qu’en janvier 2025. Sans jamais prononcer explicitement le mot «viol», la jeune femme suggère clairement en avoir été victime. Plusieurs Israéliens et une autre femme ont déjà affirmé avoir subi des agressions sexuelles en captivité.

La peur omniprésente

Dans son témoignage, elle raconte les menaces, les pleurs «incontrôlables», les agressions qui duraient «presque une demi heure», mais aussi les pensées qui traversaient son esprit. «Je me suis dis : Romi, tout Israël croit que tu es morte, alors qu’en fait tu vas être son esclave sexuelle à tout jamais.»

Dans cette interview, elle témoigne d’un sentiment de peur ambiant. «Il s’est approché de moi, m’a mis le pistolet sur la tempe et m’a dit : si tu racontes ça à qui que ce soit, je te tue.»

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Le mois dernier, Amnesty International avait accusé le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens de crimes contre l’humanité, dont torture, la disparition forcée, le viol et «d’autres formes de violences sexuelles».

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