L’affaire « Trident », qui concerne une livraison surveillée de cocaïne, continue d’éclabousser l’Office antistupéfiants de Marseille.
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Le bureau d’une vice-procureure de Marseille a été perquisitionné mercredi dernier, a appris mardi 11 novembre franceinfo de source proche, confirmant une information du Nouvel Obs. Dans cette affaire, qui met en cause l’office antistupéfiants (Ofast) de Marseille, la justice s’intéresse à une énorme importation de drogue censée faire tomber un gros trafiquant. L’opération est intitulée Trident. Plusieurs policiers de (Ofast) de Marseille ont déjà été mis en examen.
Mercredi dernier, une juge d’instruction de Paris, et des policiers de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) se rendent au tribunal de Marseille pour perquisitionner le bureau de la magistrate du parquet, chargée de superviser l’opération Trident.
Il y a deux ans, 360 kilos de cocaïne arrivent au port de Marseille, en provenance de Colombie. Il s’agit d’une « livraison surveillée » c’est-à-dire, une cargaison que les enquêteurs suivent jusqu’à faire tomber les trafiquants. Celui qui est visé s’appelle Mimo, le chef de la cité de la Castellane. Mais Mimo n’a pas mordu à l’hameçon, peut-être renseigné par un policier. La drogue, elle, a été écoulée.
Dans ce dossier, cinq policiers marseillais ont déjà été mis en examen, dont deux commissaires à la tête de l’antenne marseillaise de l’Ofast, ainsi qu’un officier. Deux gardiens de la paix ont été placés en détention. Deux autres informateurs ont été également mis en examen. À cette heure, la magistrate n’a pas été interrogée.