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Deux puissants typhon ont frappé les Philipinnes la semaine passée. Un phénomêne amplifié par le réchauffement climatique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Aux Philippines, 132 villages ont été dévastés. Fung-wong n’était pas un typhon, mais un super-typhon. Un phénomène climatique d’une intensité rarement observée dans le pays. « De toute ma vie, depuis que je suis ici, je peux dire que ce typhon est le plus violent qu’on ait connu. Le niveau de la rivière a beaucoup monté. De nombreuses maisons ont été endommagées », confie un habitant, lundi 10 novembre.
Sur toute la côte est des Philippines, le même scénario, glaçant. Des vagues déferlent et emportent tout sur leur passage. Certaines atteignent sept mètres de haut. Les pluies violentes et les inondations ont fait au moins cinq morts dans le pays. Des rafales jusqu’à 230 km/h ont contraint près d’un million et demi de personnes à évacuer leur logement.
Fung-wong s’est formé dans l’océan Pacifique, dans une zone où l’eau atteignait 30 degrés sur 50 mètres de profondeur. Cette température très élevée a amplifié le phénomène. L’air chaud s’est élevé, provoquant une chute de pression. Cette colonne d’air instable, chargée de vapeur d’eau, a formé des nuages et un typhon ultra-puissant, qui a traversé l’archipel d’est en ouest.
La semaine dernière, un autre super-typhon avait balayé les Philippines, plus au sud, faisant au moins 224 morts. Le réchauffement climatique augmente l’intensité de ces événements, mais pas leur nombre. « On va avoir un nombre stable, voire en diminution. En revanche, quand un ouragan, un typhon ou un cyclone va se développer, la probabilité qu’il atteigne des catégories élevées augmente avec le réchauffement », explique Françoise Vimeux, climatologue. Le typhon poursuit désormais sa course vers Taïwan. La puissance des vents a nettement diminué.