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Mardi soir, les députés ont voté deux nouvelles taxes sur les multinationales. De quoi faire réagir le Bloc Central et la droite.
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Votées mardi soir à l’Assemblée, deux nouvelles taxes sur les multinationales font réagir le Bloc Central et la droite.
« Avec 26 milliards d’euros de plus, il y a une folie fiscale, il y a un choc fiscal quasiment sans précédent », s’est indigné Bruno Retailleau.
La première mesure, portée par la France Insoumise, instaure un impôt universel sur les grands groupes. Concrètement, leurs bénéfices seront taxés proportionnellement à leur activité en France, une mesure de justice fiscale pour la cheffe des députés à l’EFI.
« Des multinationales aujourd’hui en France, du fait des outils qu’elles mettent en place où elles vont placer des bénéfices dans les paradis fiscaux, payent aujourd’hui moins d’impôts qu’un boulanger, payent aujourd’hui moins d’impôts qu’un boucher et c’est inadmissible », a détaillé Mathilde Panot.
Un amendement adopté grâce aux voix du RN. Alors cet après-midi devant la presse parlementaire, Marine Le Pen s’en félicite.
« C’est pas mal. Je rappelle qu’à peu près tout ce qui est voté l’est grâce à nous. On n’est quand même pas dupes du cinéma de la France Insoumise. Ah mon Dieu, mais quelle horreur le Rassemblement National. Ils sont terriblement méchants. On ne veut rien avoir à faire avec eux. Mais à chaque fois qu’ils déposent un amendement et que l’amendement est voté, c’est grâce aux voix du Rassemblement National », a affirmé Marine Le Pen.
Autre mesure largement votée hier, le doublement de la taxe GAFAM. Cette taxe, qui cible les grandes entreprises de la tech, devrait passer de 3 à 6 %. Une adoption contre l’avis du gouvernement, qui craint des représailles de l’administration Trump, et une baisse globale de l’attractivité.
« On ne peut pas déconnecter le débat sur la fiscalité, du débat sur l’économie, l’emploi, l’attractivité et la croissance« , a assuré Sébastien Lecornu.
Reste maintenant à discuter de la taxe Zucman, toujours souhaitée par le PS, elle doit être débattue vendredi ou lundi. Mais avec l’opposition du Bloc Central, de la droite et du RN, la création d’une telle taxe n’a pour l’heure que peu de chances d’aboutir.