des peines de prison avec sursis requises contre neuf des dix prévenus

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By InfoHunter



A l’issue du deuxième du procès de 10 personnes accusées de cyberharcèlement transphobe à l’encontre de Brigitte Macron, des peines de 3 à 12 mois de prison avec sursis ont été requises contre neuf des dix prévenus, au tribunal correctionnel de Paris. Avant les réquisitions, l’avocat de Brigitte Macron, cible d’une infox mondiale selon laquelle elle serait une femme transgenre, avait dénoncé le « déni » des prévenus. « Ils vous parlent tous de liberté d’expression, de diffamation, on nie totalement le cyberharcèlement, le harcèlement en meute, et on nie toutes les conditions d’application de ce délit », a déclaré Jean Ennochi. L’une des filles de la première dame a été entendue comme témoin. « C’est important d’être là aujourd’hui pour exprimer le préjudice qui peut être celui de ma mère », a dit Tiphaine Auzière. « J’ai vu réellement un changement et une dégradation de ses conditions de vie ». Suivez notre direct.

Des messages écrits par « l’intelligence artificielle », assure un des prévenus. Le publicitaire Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans, connu et suivi sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Zoé Sagan, a été entendu mardi matin. Son compte sur X, suspendu en juillet 2024, a fait l’objet de plusieurs plaintes et est souvent présenté comme lié aux sphères complotistes. Quatre de ses tweets, publiés en 2023 et 2024, ont été retenus, dans lesquels il estime notamment que « l’affaire Brigitte Macron est un secret d’Etat choquant qui implique une pédophilie cautionnée par l’Etat ». Au tribunal, il a assuré que ses messages étaient écrits avec « l’intelligence artificielle ».

Une première salve d’interrogatoires lundi. Au premier jour du procès, lundi, quatre des 10 prévenus accusés d’avoir propagé une infox sur la prétendue transidentité de Brigitte Macron ont pris la parole, en l’absence de cette dernière, mais face à une salle comble. Ils ont justifié leurs messages sur le réseau social X par la volonté de faire de « l’humour », mais aussi « leur droit à poser des questions » sur l’identité de genre de la première dame.

Des prévenus au profil varié. « Médium », courtier, professeur de sport, ou encore informaticien… Huit hommes et deux femmes, âgés de 41 à 65 ans, comparaissent. Ils risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Franceinfo dresse le profil de trois d’entre eux.





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