
Aux États-Unis, une femme de 54 ans a été condamnée le 21 août dernier à un an de prison pour avoir usurpé l’identité de sa mère décédée et perçu illégalement l’équivalent de plus de 300.000 euros de retraite pendant vingt-cinq ans.
Un stratagème aussi simple qu’effarant. Aux États-Unis, une femme de 54 ans a été condamnée jeudi 21 août à un an de prison ferme pour avoir usurpé l’identité de sa mère morte depuis vingt-cinq ans.
L’objectif : continuer à percevoir sa pension de retraite. Une arnaque bien ficelée puisqu’elle lui a permis de toucher plus de 360.000 dollars, soit environ 307.000 euros.
La police du Minnesota qualifie l’arnaque d’«éhontée» et explique que Redmond, la mise en cause, avait, à la mort de sa mère en 1999, contacté la Social Security Administration, l’équivalent local de la Sécurité sociale, pour demander la procédure à suivre.
On lui avait alors expliqué qu’il suffisait de déclarer officiellement le décès pour que les versements cessent. Mais Redmond a préféré se taire.
Non seulement elle n’a pas annoncé la mort de sa mère, mais elle n’est jamais revenue sur ce silence par la suite. Pendant vingt-cinq ans, donc, les prestations ont continué à tomber sans qu’aucun contrôle ne mette fin à l’escroquerie. Mais l’arnaque a finalement été détectée après une enquête tardive.
«elle s’est fait passer pour sa mère décédée»
«Pendant vingt-cinq ans, elle s’est fait passer pour sa mère décédée pour voler plus de 360.000 dollars», a résumé le procureur fédéral par intérim Joseph H. Thomson, qui a dénoncé les failles d’un système incapable de détecter une fraude aussi grossière.
La fraude aura pris fin seulement cette année. Lors du procès, le procureur a replacé ce dossier dans le contexte plus large de la multiplication des escroqueries sociales qui frappent l’État.
La femme, devenue dépendante de ces versements mensuels, a finalement été condamnée à un an de prison ferme et une année supplémentaire de liberté surveillée.