à Londres, il filme et traque les pickpockets pour « sensibiliser » les touristes

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By InfoHunter



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À Londres, la traque contre les pickpockets se joue aussi sur les réseaux sociaux. Ces derniers mois, les vols de smartphones ont explosé dans la capitale britannique. Un jeune Brésilien de 32 ans a donc décidé de s’attaquer à ce fléau, en se filmant en train de pourchasser les voleurs et parfois de les interpeller.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Devant les monuments iconiques de Londres (Royaume-Uni), Diego Galdino passe incognito. Pourtant, il est ici en mission. Le Brésilien de 32 ans, installé dans la capitale britannique, est un chasseur de pickpockets. Son arme : son téléphone, sa méthode bien rodée. Sur les réseaux sociaux, il filme et publie les visages des voleurs qui s’en prennent facilement aux touristes dissipés, et n’hésite pas à les interpeller.

Des pickpockets passablement irrités par le jeune homme, mais pas de quoi décourager le livreur de repas à domicile qui passe ses journées dans les rues et qui en avait assez d’être témoin de ces vols. « Jour après jour, je les vois en train de voler, je les surprends et je publie des vidéos quotidiennement », nous explique-t-il. Mais le trentenaire souhaite avant tout alerter : « L’idée, ce n’est pas de me battre avec les pickpockets. Je veux simplement sensibiliser les gens ».

Un procédé utilisé par d’autres utilisateurs des réseaux sociaux. Car à Londres, un téléphone est volé toutes les six minutes et le simple quartier de Westminster, où se trouvent Big Ben et le palais de Buckingham, a enregistré 32 000 vols à l’arraché en un an. Alors, les touristes sont divisés sur les méthodes de ces chasseurs de pickpockets : « J’ai déjà vu ces vidéos. Il a raison de les dénoncer », approuve un homme. Mais une riveraine fait valoir un autre avis : « Je ne suis pas très fan d’exposer les gens sur les réseaux sociaux. C’est un peu une zone grise selon moi », admet-elle.

Contactée, la police de Londres n’a pas souhaité commenter l’action de Diego Galdino. Mais elle met en avant ses propres opérations qui auraient conduit à une réduction de 15 % des vols en quelques semaines.





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