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La Suisse offrira « l’immunité » au président russe Vladimir Poutine, malgré son inculpation devant la Cour pénale internationale, à condition qu’il vienne « pour une conférence de paix », a assuré mardi 19 août le ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis. Cette annonce intervient alors qu’une possible rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine a été évoquée après le sommet entre le président ukrainien, Donald Trump et les Européens, lundi à Washington. Suivez notre direct.
Emmanuel Macron qualifie Moscou d' »ogre à nos portes ». La Russie de Vladimir Poutine est « un prédateur, un ogre à nos portes » qui « a besoin de continuer de manger » pour « sa propre survie », a averti Emmanuel Macron dans un entretien sur LCI, accordé à Washington après la réunion de lundi, et diffusé mardi. Le président français appelle les Européens à « ne pas être naïfs » face à Moscou : « Depuis 2007-2008 [l’intervention russe en Géorgie], le président Poutine a rarement tenu ses engagements. Il a constamment été une puissance de déstabilisation. Et il a cherché à revoir les frontières pour étendre son pouvoir », a souligné le chef de l’Etat.
Des garanties de sécurité« d’ici dix jours ». Les alliés occidentaux de Kiev vont formaliser rapidement les garanties de sécurité qu’ils veulent apporter à l’Ukraine afin de prévenir toute nouvelle attaque russe sur ce pays en cas d’accord de paix avec Moscou, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans la nuit de lundi à mardi. « Les garanties de sécurité seront probablement décidées par nos partenaires et il y aura de plus en plus de détails, car tout sera couché sur papier et officialisé (…) d’ici une semaine à dix jours », a-t-il détaillé. Une de ces garanties doit être une armée ukrainienne assez « robuste », a affirmé Emmanuel Macron.
Vers une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky « dans les deux semaines ». Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a annoncé avoir « commencé les préparatifs » d’une rencontre entre les deux dirigeants, après ses réunions avec les Européens à la Maison Blanche. Le lieu « doit encore être déterminé ». Le président américain souhaite ensuite participer à une réunion trilatérale avec les présidents russe et ukrainien. Le chancelier allemand Friedrich Merz a pour sa part affirmé que Vladimir Poutine avait convenu de rencontrer le dirigeant ukrainien dans les deux semaines à venir.
Vladimir Poutine n’est « pas digne de confiance », selon le président finlandais. « Il reste donc à voir s’il a le courage de venir à ce type de réunion », a commenté Alexander Stubb à Washington, en référence à une possible rencontre entre le président russe et Volodymyr Zelensky puis Donald Trump. « A-t-il le courage de venir à une réunion trilatérale, ou essaie-t-il encore une fois de gagner du temps ? », s’est-il interrogé devant la presse finlandaise.