Les Etats-Unis et les Caraïbes devrait affronter une saison cyclonique particulièrement intense, notamment à cause des eaux anormalement chaudes de l’Atlantique, ont averti les météorologues américains.
Chaque année, la fin de l’été est synonyme d’arrivée des premières perturbations destructrices, dans le sud des Etats-Unis et l’ensemble des Caraïbes. Et la saison cyclonique 2025, qui a débuté le 1er juin et qui s’achèvera le 30 novembre prochain, pourrait être très intense.
Formée au-dessus des îles du Cap-Vert, la tempête Erin est déjà la cinquième à s’être formée dans la zone Atlantique depuis deux mois et demi. À ce stade, elle se matérialise par des vents allant jusqu’à 80 km/h et devrait gagner en puissance et intensité au fil de son déplacement vers le continent américain. Dimanche 17 août, elle devrait atteindre certaines îles des Antilles (Antigua-et-Barbuda et Porto Rico).
Pas de danger immédiat pour les Antilles françaises
À ce stade, les prévisions estiment que la trajectoire d’Erin se poursuivra au nord des Petites Antilles, vers les Bahamas et le sud des Etats-Unis, sans représenter de menace pour la Guadeloupe, la Martinique et les îles françaises du Nord.
It is still too early to determine what impacts, if any, Erin may bring to the northern Leeward Islands, Bermuda, or the east coast of the United States. As we approach the climatological peak of the hurricane season, this is an opportune time to ensure your preparedness plans… pic.twitter.com/2OPal1B8tX
— National Weather Service (@NWS) August 12, 2025
Selon les prévisionnistes, il est encore trop tôt pour annoncer quelle sera la force de cette tempête, qui dépendra de la force qu’elle aura accumulée, mais aussi du lieu où se situera la zone appelée «Bermuda high», un lieu de haute pression subtropicale semi-permanente. Les vents et les perturbations, en passant au-dessus des eaux chaudes des Caraïbes, y gagnent habituellement en vigueur.
La NOAA veut prévenir plutôt que guérir
Ainsi, Erin pourrait être la première tempête majeure, potentiellement allant jusqu’à un niveau de catégorie 3 ou supérieur sur l’échelle de Saffir-Simpson, selon le National Hurricane Center. En raison de la température de l’eau, anormalement élevée en Atlantique cette saison, des phénomènes météorologiques comparables pourraient intervenir à de multiples reprises cette année.

En délivrant ces informations inquiétantes, Laura Grimm, porte-parole de la National Oceanic and Atmospheric Administration (administration nationale océanique et atmosphérique, NOAA) souhaite conditionner les autorités et les populations.
«Nous entrons dans la deuxième partie de cette saison estivale et cette mise à jour des probabilités des tempêtes doit servir d’alarme pour se préparer dès maintenant, en avance, plutôt que de repousser les préparatifs jusqu’à ce qu’une urgence soit déclarée», a-t-elle avancé.
Les statistiques des météorologues montrent que dans seulement 15% des scénarios anticipés, la saison des cyclones sera plus calme que d’habitude. Dans 85% des cas, la NOAA annonce que «la saison cyclonique 2025 sera plus intense que la normale» (50%) ou qu’elle sera dans la moyenne (35%).
Les prévisionnistes ont même précisé qu’ils anticipent entre 13 et 18 tempêtes (avec des vents de plus de 60 km/h) dont 5 à 9 d’entre eux seront sévères (vents d’au moins 100 km/h) et 2 à 5 seront majeures (vents de 150 km/h ou plus).