Le Cambodge appelle à un « cessez-le-feu immédiat » avec la Thaïlande

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By InfoHunter


Les deux pays d’Asie du Sud-Est s’opposent depuis longtemps sur le tracé de leur frontière. Mais la région n’avait pas connu de violences d’une telle intensité depuis plus de quinze ans.


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Des enfants cambodgiens fuient la zone des combats à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, le 25 juillet 2025. (DANIEL CENG / ANADOLU / AFP)

Des enfants cambodgiens fuient la zone des combats à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, le 25 juillet 2025. (DANIEL CENG / ANADOLU / AFP)

Le Cambodge a réclamé un « cessez-le-feu immédiat » et « inconditionnel » avec la Thaïlande lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est tenue vendredi 25 juillet sur les affrontements entre les deux voisins. « Nos avons également appelé à une résolution pacifique du conflit », a déclaré Chhea Keo, l’ambassadeur du Cambodge à l’ONU. 

Cette nouvelle flambée de violence entre la Thaïlande et le Cambodge est d’une violence jamais vue en près de quinze ans. Elle a déjà fait 15 morts en Thaïlande et a conduit à l’évacuation de 140 000 civils de quatre provinces frontalières de l’Isan (nord-est), selon les autorités de Bangkok.

Les autorités cambodgiennes, elles, n’ont pas communiqué sur le nombre de réfugiés et de victimes sur leur sol, mais les autorités provinciales d’Oddar Meanchey ont fait état de la mort d’un civil âgé de 70 ans, et de cinq blessés.

En Thaïlande, des milliers d’habitants de la province rurale et pauvre de Surin ont fui au bruit des tirs d’artillerie, pour aller se protéger dans des abris de fortune dans le centre de la ville de Surin, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière.

Avec le minimum d’affaires personnelles prises à la va-vite, 3 000 personnes ont passé la nuit dans le gymnase de l’université Surindra Rajabhat, dans des rangées serrées de matelas en plastique. « Je suis inquiète pour notre maison, nos animaux et les récoltes pour lesquelles on a travaillé si dur », témoigne à l’AFP Thidarat Homhuan, 37 ans. Elle s’est échappée avec neuf membres de sa famille, dont sa grand-mère de 87 ans qui venait tout juste de quitter l’hôpital. « Notre inquiétude est toujours là. Mais en étant ici, je me sens plus en sécurité car on est éloigné du danger pour le moment. Au moins, on est à l’abri », poursuit-elle.





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