
Le projet d’évasion de trois hommes, détenus de la maison d’arrêt de Strasbourg-Elsau, a été stoppé ce mardi 22 juillet. Ils auraient tenté de scier les barreaux de leurs portes, a confirmé à CNEWS le parquet de Strasbourg.
Un plan d’évasion avorté de justesse. Trois détenus de la maison d’arrêt de Strasbourg-Elsau ont été placés en garde à vue hier, jeudi 24 juillet. Les trois hommes sont soupçonnés d’avoir préparé un projet pour s’échapper.
Selon un communiqué du parquet de Strasbourg transmis à CNEWS, c’est à l’occasion d’interventions techniques, le 22 juillet, que la lumière a été faite sur ce plan avancé. La procureure de la République de Strasbourg, Clarisse Taron, a détaillé la découverte de «dégradations sur les portes de trois cellules du quartier d’isolement».
«La partie inférieure des battants était en effet sciée puis colmatée avec une pâte blanche. Plusieurs lames de scies ont été découvertes dans l’établissement», a-t-elle expliqué dans le communiqué.
Des profils opposés
Deux des trois suspects sont connus : le premier serait Mohammed Mogouchkov, un Russe qui a revendiqué l’assassinat du professeur Dominique Bernard à Arras en 2023. Âgé de 20 ans pendant les faits, il avait prêté allégeance au groupe État islamique et n’a pas encore été jugé pour ces faits.
Le deuxième homme, révélé par l’AFP comme étant Valentin Linder, est un néonazi alsacien, fiché S, ancien président du groupuscule d’ultra-droite Bastion social. Il a été condamné en avril à trois ans de prison pour avoir commandité un guet-apens contre son ex-beau-frère. Il est âgé d’une trentaine d’années.
L’identité du troisième homme reste inconnue mais, selon l’AFP, il est connu pour des faits de criminalité organisée.
Transférés dans d’autres établissements
Le communiqué du ministère de la Justice souligne que «les mesures de garde à vue de ces détenus ont été levées» mais, «les investigations se poursuivront sur commission rogatoire, une information judiciaire ayant été ouverte ce 25 juillet 2025 des chefs de tentative d’évasion et recel de remise illicite d’objets à détenus, le tout en bande organisée».
Des mesures de sécurité ont été prises, et les détenus ont été transférés dans d’autres établissements.