
Une étude de l’Université de Cambridge a démontré que la pollution de l’air influerait sur le risque de démence en attaquant le système respiratoire.
Respirer l’air ambiant pollué multiplierait les probabilités de développer une démence. C’est ce qu’affirme une étude de l’université de Cambridge qui regroupe des analyses scientifiques d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Asie et d’Australie.
La revue The Lancet Planetary Health explique l’impact de l’exposition à de fortes concentrations de particules fines et de dioxyde d’azote. Ces dernières attaquent le système respiratoire, et aggravent les maladies cardiaques. Cela peut déclencher du stress oxydatif et de l’inflammation, deux symptômes présents dans le développement de la démence.
Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié sur plus de 29 millions de participants leur exposition aux polluants atmosphériques pendant un an. Trois molécules toxiques semblent plus alarmantes dans cette étude, dont le PM2,5, émis par les véhicules, les centrales électriques et les poêles et cheminées à bois, le dioxyde d’azote, produit par la combustion des fossiles, et la suie issue des échappements de véhicules et de combustion du bois.
les recommandations de l’oms
Concrètement, l’étude montre qu’à chaque 10 microgrammes par mètre cube de PM2,5 inhalés, le risque de démence augmenterait de 17%. En France, en 2024, une concentration moyenne de 8,1 microgrammes par mètre cube d’air était enregistrée alors que l’OMS recommande de ne pas dépasser les 5 microgrammes.
En guise de comparaison, Delhi est la ville où le taux est le plus concentré avec 102,1 microgrammes par mètre cube et à l’inverse Reykjavik est en dessous des recommandations de l’OMS avec 3,9 microgrammes par mètre cube.
Cette étude doit être davantage étudiée dans les pays en développement ou sous-développés pour obtenir de nouveaux résultats plus inclusifs et alarmer les pouvoirs publics.