Lenny Martinez sanctionné pour un « bidon collé », une pratique interdite et risquée

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By InfoHunter



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Le Français a écopé de huit points de pénalité au classement du Grand Prix de la montagne pour avoir utilisé la technique du « bidon collé », jeudi dans le col du Glandon lors de l’étape reine de l’édition.

Lenny Martinez pris en flagrant délit. Lors de l’étape reine de l’édition, jeudi 24 juillet, le Français de la formation Bahrain Victorious – alors porteur par procuration du maillot à pois de Tadej Pogacar – a été filmé en train d’user de la méthode du « bidon collé » lors de l’ascension du col du Glandon. Cette technique consiste à s’accrocher de longues secondes à un bidon tendu par son directeur sportif, en l’occurrence Roman Kreuziger, lors d’un ravitaillement à la voiture et donc à bénéficier d’un élan favorable notamment lors d’une ascension.

Déjà apparu en difficulté dans le col hors-catégorie, en haut duquel il a récupéré 20 points précieux en passant en tête dans la course au Grand Prix de la montagne, il s’est accroché à trois reprises au bidon tendu, dont la troisième fois très longuement et sans récupérer l’objet à la fin. Une image qui a beaucoup fait parler, l’ex-coureur Thibaut Pinot – son ancien coéquipier chez Groupama-FDJ – a même réagi sur les réseaux sociaux en se fendant d’un emoji vomissant sous la séquence.

Après l’arrivée de cette 18e étape remportée par l’Australien Ben O’Connor (Jayco AlUla), Martinez a été sanctionné de huit points de retrait dans le classement du meilleur grimpeur, d’une amende de 200 francs suisses, de 15 points de pénalité au classement UCI et d’un retrait de 10 secondes au général. Dans le règlement du Tour de France [document pdf], l’article 7 précise : « L’aspiration et l’entraînement par un véhicule à moteur, la ‘poussette’, la ‘rétropoussette’, la ‘tirette’ et la prise d’appui sont interdits en toutes circonstances.« 

Par le passé, plusieurs coureurs ont connu des sanctions encore plus sévères, à l’image de l’Espagnol Juan Pedro López, exclu du Tour Under Down en début d’année. En 2017, un autre Tricolore avait quitté la route de Paris-Nice dès la première étape, et non des moindres : Romain Bardet, après s’être accroché à sa voiture après un ennui mécanique. Il n’y avait cependant pas de « bidon collé » à ce moment.

« Cela peut arriver, cela m’est déjà arrivé quelques fois, avouait Yoann Offredo, consultant pour France Télévisions sur Vélo Club, jeudi, avant d’étayer. « C’est un geste qui n’est pas autorisé, il est toléré à un certain moment de la course, notamment pour des coureurs en difficulté… Un bidon collé te permet de respirer : quand tu es dans le gruppetto, pourquoi pas mais quand tu es en passe de marquer des points pour le maillot à pois, c’est non », précise-t-il.

« Que ce soit devant, au milieu ou derrière, on n’a pas le droit de s’accrocher », tranche de son côté Thomas Voeckler, selon qui il s’agit avant tout d’une erreur du directeur sportif, et qu’il a en outre agi face aux caméras.

« C’est juste un fait de course. Je ne sais pas pourquoi il voulait constamment changer de bidon, c’est plutôt une question à lui poser, il est là depuis sept mois et on apprend à le connaître jour après jour », a répondu le directeur sportif Roman Kreuziger sur TNT Sports après l’étape, chargeant plutôt son poulain. Lui aussi a écopé d’une amende de 500 francs suisses dans l’affaire.

« Pourquoi dit-on que c’est toléré ? Parce que ce n’est pas sanctionné à chaque fois. Si c’était le cas, personne ne le ferait », rappelle Laurent Jalabert. Avec 72 points, Lenny Martinez se positionne désormais en 3e place du classement de la montagne, derrière Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG, 105 unités) et Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike, 89).





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