
Trois corps sans vie ont été retrouvés ce dimanche 20 juillet dans une maison de la Bâtie-Neuve, dans les Hautes-Alpes. Les victimes ont été tuées par balles. D’après le parquet de Gap, les autopsies, effectuées ce mercredi 23 juillet, ont confirmé l’hypothèse d’un «drame familial».
Que s’est-il passé ? Dimanche 20 juillet, un couple de septuagénaires et leur fille âgée de 25 ans ont été retrouvés morts dans une maison située à la Bâtie-Neuve dans les Hautes-Alpes. Situé à proximité des stations de ski et du lac très touristique de Serre-Ponçon, ce village compte quelque 2.600 habitants.
Selon le parquet de Gap, les trois victimes ont été tuées par balles. A la suite de la découverte des cadavres, le parquet, la gendarmerie, les techniciens en investigation criminelle ainsi qu’un médecin légiste s’étaient rendus dimanche soir sur le lieu du drame.
Au lendemain des faits, soit lundi 21 juillet, le ministère public avait indiqué qu’il pourrait s’agir d’un «drame familial», évoquant un possible «double homicide des deux femmes, suivi du suicide de l’auteur».
Les autopsies écartent «l’intervention d’une tierce personne»
«Les premières constatations, par les techniciens en investigation criminelle et le médecin légiste, ainsi que les premiers témoignages, permettent d’orienter l’enquête vers un drame familial : un double homicide des deux femmes, suivi du suicide de l’auteur», pouvait-on lire dans le communiqué de la procureure de la République de Gap Marion Lozac’hmeur, indiquant qu’une enquête a été ouverte du chef «d’homicide volontaire», visant à «mieux comprendre les circonstances et le contexte des faits».
Les autopsies des trois corps ont été effectuées ce mercredi 23 juillet à l’Institut médico-légal (IML) de Grenoble. Celles-ci ont permis d’écarter «l’intervention d’une tierce personne». «Elles confirment les premières constatations effectuées sur place par le médecin le soir de la découverte des corps et l’hypothèse d’un double homicide des deux femmes et d’un suicide de l’auteur, le mari et père de ces dernières», a écrit la magistrate dans son communiqué du jour.
Les trois personnes décédées n’étaient pas connues des services de la justice, ni même de la police et de la gendarmerie. «L’auteur n’a laissé aucun écrit expliquant son geste. L’arme utilisée était légalement détenue par ce dernier», a conclu la procureure de la République de Gap, Marion Lozac’hmeur, dans son communiqué de ce mercredi.