renforts policiers face aux baignades clandestines

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By InfoHunter



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109 personnes ont perdu la vie par noyade entre le 1er juin et le 2 juillet 2025. 60% de ces victimes se trouvaient dans un lac ou une rivière, des baignades sauvages qui inquiètent de plus en plus les autorités qui essayent de lutter contre ce phénomène.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Il n’hésite pas à plonger, malgré le courant et la circulation des péniches toutes proches. L’affluence des baigneurs, vendredi 18 juillet, dans la Marne, à quelques kilomètres de Paris. La baignade est pourtant strictement interdite, mais la signalisation ne dissuade pas de jeunes habitués. « Si on nage bien, si on sait nager, si on ne fait pas n’importe quoi avec les plats, etc., franchement, il n’y a pas de risques« , a affirmé l’un d’entre eux. « Après, on sait que c’est interdit, c’est écrit dans la loi, etc., mais on fait attention« , a ajouté, un autre.

Ils vont même jusqu’à sauter du haut d’un pont. Avec les vagues de chaleur, les baignades sauvages se multiplient partout en France. Elles expliquent en partie la forte augmentation des noyades en 2025 : + 58 % sur le mois de juin par rapport à 2024. Pour lutter contre ce fléau, la brigade fluviale de la préfecture de police de Paris déploie les grands moyens.

Au milieu du décor parisien, quatre bateaux et une quinzaine d’hommes naviguent au gré des instructions du lieutenant Ronan. Cap sur la Marne. Ce jour-là, il est aux manettes d’un dispositif important : plongeurs, compagnie d’intervention terrestre et même drone pour détecter les contrevenants. Grâce aux images aériennes, la brigade vient de localiser un groupe de baigneurs un peu plus loin. « Le drone va me permettre d’avoir une image en direct. Donc là, ils sont en train de les chercher avec le drone. Ça me permettra d’avoir une image et de pouvoir faire une action efficace« , a-t-il expliqué.

C’est une équipe prépositionnée sur les berges qui procédera à la verbalisation. Les zodiacs atteignent ensuite une zone régulièrement prise d’assaut par les baigneurs. Depuis le début du mois, les policiers ont déjà procédé à plusieurs dizaines de contrôles. « C’est la période clé, à partir de fin juin jusqu’à fin août, c’est là où on a le plus de baignades sauvages en fonction des conditions météorologiques« , a affirmé le lieutenant Ronan.

Vendredi, pour ceux qui acceptent de sortir immédiatement de l’eau, les policiers se contentent d’un rappel à la loi. Mais pour une baignade sauvage, l’amende peut atteindre jusqu’à 150 euros par endroits. Depuis le début de l’été, déjà deux personnes sont mortes noyées dans la Marne.





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