
Nordahl Lelandais a comparu ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Colmar (Haut-Rhin), poursuivi pour des faits de violences conjugales commis le 9 juin devant son fils de 19 mois durant un parloir à la maison centrale d’Ensisheim où il est détenu à la suite des meurtres du caporal Noyer et de la petite Maëlys.
Nordahl Lelandais essaye de gagner du temps. L’homme de 42 ans, qui s’appelle désormais Nordahl Périnet, du nom de jeune fille de sa mère, a sollicité un renvoi de sa peine de réclusion à perpétuité pour préparer sa défense. L’affaire sera examinée le 28 août prochain. Au demeurant, le prévenu a interdiction d’entrer en contact avec sa compagne et son fils.
Le quarantenaire est fait face à des poursuites pour «violence n’ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail en présence d’un mineur, par une personne étant conjoint ou concubin», en récidive. Lors d’un parloir, avec son fils conçu en détention à ses côtés, Nordahl Lelandais aurait saisi violemment le cou de la mère de l’enfant, puis lui aurait tiré les cheveux.
«J’ai l’impression d’avoir été jugé aujourd’hui»
Une affaire qui n’a pas été évoquée ce vendredi, lors de sa comparution immédiate. Sa compagne, absente à l’audience, ne s’est pas non plus constituée partie civile. «J’ai l’impression d’avoir été jugé aujourd’hui. Ma compagne, et mon fils qui demande tous les jours à m’avoir au téléphone, ont besoin de moi. Les parloirs sont suspendus pour le moment, je trouve qu’interdire tout moyen de communication serait une très grosse bêtise pour eux», a déclaré le suspect, qui conteste le faits.
Malgré ses demandes, le prévenu a interdiction jusqu’au procès le 28 août d’entrer en contact avec sa compagne et son fils y compris au parloir ou par téléphone.
«La dangerosité de cette personne est paroxystique: malgré ses lourdes condamnations, le caractère cadrant de la maison centrale et la surveillance des agents pénitentiaires, il parvient à exercer de tels faits», a analysé le procureur de Colmar Jean Richert. Depuis septembre 2022, Nordhal Lelandais est incarcéré à Ensisheim, où il purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une mesure de sûreté de 22 ans. Il est condamné pour l’enlèvement et le meurtre de Maëlys, huit ans, lors d’une soirée de mariage en Isère en août 2017.