qui parmi les socialistes pour succéder à Anne Hidalgo en 2026 ? Les militants à l’heure du choix ce lundi

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By InfoHunter



3.000 militants socialistes parisiens sont appelés aux urnes lundi 30 juin 2025 pour désigner le candidat qui représentera le Parti socialiste aux municipales de 2026. Trois prétendants sont en course : Emmanuel Grégoire, Rémi Féraud, Marion Waller.

L’épilogue d’un des premiers actes de la campagne pour les municipales 2026 à Paris va avoir lieu ce lundi 30 juin dans la soirée. Les militants de la fédération socialiste de la capitale vont désigner le successeur d’Anne Hidalgo comme candidat à la mairie de Paris. Ils sont trois à vouloir reprendre le flambeau de l’élue parisienne, qui a renoncé à briguer un troisième mandat en novembre dernier. 

Dans ce match pour la mairie, Anne Hidalgo a très tôt désigné le sénateur Rémi Féraud comme son successeur. Ancien maire du 10ᵉ arrondissement, chef de la majorité au Conseil de Paris, à 53 ans, il est l’un des plus fidèles collaborateurs de l’ex-candidate à l’élection présidentielle. 

La désignation de Rémi Féraud a déclenché un duel fratricide avec Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie, qui avait officialisé sa candidature quelques jours plus tôt. Le député de Paris, qui a travaillé six ans au côté d’Anne Hidalgo avant de se brouiller avec elle, connaît parfaitement le fonctionnement de la machine municipale et fait office de favori de l’élection. 

Alors qu’on s’acheminait vers un duel entre ces deux hommes, une troisième personnalité surprise, s’est invitée dans la bataille :  Marion Waller 33 ans, directrice du Pavillon de l’Arsenal et ancienne collaboratrice de la maire.

Trois profils différents

Rémi Féraud, en plus du soutien d’Hidalgo, entraîne derrière lui l’exécutif municipal et les maires socialistes de la capitale. Il a axé sa campagne sur le logement, avec une prime climat pour financer la rénovation thermique.

Il promet une reconnaissance des familles monoparentales et la généralisation de la zone à trafic limité (ZTL), en vigueur dans l’hypercentre de Paris, à tous les quartiers. 

Emmanuel Grégoire peut compter, lui, sur le soutien d’Olivier Faure et des cadres du parti comme les anciens Premiers ministres Lionel Jospin et Jean-Marc Ayrault, ainsi que de l’ancien maire Bertrand Delanoë.
 

Le député prône le «droit à vivre» à Paris, avec un bail citoyen pour les locataires du parc privé, ou encore des «zones de calme» sans deux-roues la nuit.

Marion Waller, plus effacée dans cette campagne, a fait de la question de la métropole «un préalable». Tous trois ont exclu une alliance avec LFI.

Une campagne parfois tendue

Si peu de choses opposent, sur le fond, ces trois candidats, la campagne s’est parfois déroulée dans un climat tendu, notamment en mars lors du vote de la date de la primaire, entachée de soupçons de tricherie par les pro-Grégoire. 

Les déclarations d’Anne Hidalgo n’ont pas aidé à faire redescendre la pression. L’édile a affirmé qu’elle ne soutiendrait pas Emmanuel Grégoire en cas de victoire, lui reprochant de l’avoir «trahie» après son échec à la présidentielle de 2022. 

Une sortie qui a choqué de nombreux militants. Les résultats, qui seront connus dans la soirée de lundi, s’annoncent serrés entre les deux favoris

Un sondage récent fait du candidat écologiste David Belliard la personnalité la mieux placée à gauche face à Rachida Dati, avec 17% des intentions de vote, légèrement devant Emmanuel Grégoire (16%) et Rémi Féraud (14%).

Le vainqueur de cette primaire devra donc s’atteler à repositionner le PS dans la bataille contre la ministre de la Culture, potentielle candidate du camp présidentiel.
 



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