
Dans la soirée de ce vendredi, un mineur non-accompagné de 16 ans, originaire du Mali, a été tué par arme à feu à Vernon, dans l’Eure.
À Vernon (Eure), un jeune homme de 16 d’origine malienne a été retrouvé mort, tué par balle, dans la soirée de vendredi. Une enquête a été ouverte pour homicide volontaire.
Selon le parquet et une source policière à l’AFP, le corps de l’adolescent, un cycliste, a été retrouvé sans vie par les forces de l’ordre. Ces derniers auraient été avertis par un appel des sapeurs-pompiers, peu avant minuit. Ils suspectaient un accident de la circulation, avec un délit de fuite.
Les forces de l’ordre ont finalement constaté que la victime avait été «tuée par balle» et une enquête a alors été ouverte pour «homicide volontaire», a indiqué le procureur de la République d’Evreux Rémi Coutin à l’AFP.
«A ce stade, on ne sait pas combien de balles ont été tirées sur la victime», a également précisé Rémi Coutin. Néanmoins, selon une source policière à l’AFP, au moins deux blessures par balles auraient été découvertes sur la victime.
De plus, les traces de sang au sol ont permis de remonter jusqu’à la scène de crime, située à quelques dizaines, voire quelques centaines de mètres du lieu où a été découvert l’adolescent tué. Ce dernier aurait pu parcourir cette distance après s’être fait tirer dessus
Un adolescent connu des services de police
La victime, originaire de Bamako, vivait dans un foyer de la ville depuis le début de l’année, selon le procureur, «mais il était manifestement dans le département depuis plus longtemps». Il était notamment «suivi par un juge des enfants d’Evreux à la fois sur un volet pénal et éducatif», a-t-il ajouté.
Le jeune homme de 16 ans avait déjà été condamné, sans que l’on sache pour quel motif pour le moment.
Selon le procureur de la République d’Evreux, l’enquête «part de zéro» car «l’arme n’a pas été retrouvée sur place». «Aucune piste n’est à ce stade privilégiée», a finalement conclu Rémi Coutin.
Une autopsie du corps de la victime devrait être réalisée à l’institut médico-légal de Rouen en début de semaine prochaine. L’exploitation de la vidéosurveillance et des enquêtes de voisinages devraient également être menées.
La division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS, ancienne PJ) a été saisie.