
La préfecture de l’Aisne a annoncé ce vendredi que des traces de contamination à l’E.coli avaient bel et bien été retrouvées dans des boucheries, les mêmes suspectées d’être à l’origine du décès d’une enfant de 12 ans et d’une vingtaine de cas d’intoxication alimentaire.
La source enfin trouvée. Les analyses menées dans des boucheries suspectées d’être à l’origine du décès d’une enfant de 12 ans et d’une vingtaine de cas d’intoxication alimentaire, confirment des traces de contamination à l’E.coli, a annoncé vendredi la préfecture de l’Aisne.
«Dans les premiers résultats des analyses obtenus, des traces de contamination par la bactérie E.coli ont été détectées dans les viandes ou sur les surfaces de certaines des boucheries qui ont fait l’objet d’investigation» et ont été fermées préventivement, indique la préfecture dans un communiqué. L’activité de cinq des six établissements fermés préventivement par les autorités, «reste suspendue», ajoute la préfecture.
Un «lien épidémiologique étroit entre des boucheries identifiées»
Un seul point de vente – un rayon boucherie d’un Intermarché de Gauchy – pour lequel les résultats sont «négatifs», «pourra reprendre son activité après avoir réalisé les opérations préalables», précise la préfecture. Ces boucheries n’ont pas de fournisseur commun, avait précisé le 21 juin un porte-parole de la préfecture de l’Aisne, ce qui risque de compliquer la recherche de l’origine de la contamination. Les investigations se poursuivent, ajoute la préfecture.
«A ce stade, les investigations et analyses continuent à orienter vers un lien épidémiologique étroit entre des boucheries identifiées et fermées par précaution et les premiers cas», ajoute-t-elle. Depuis l’apparition des premiers cas dans l’agglomération de Saint-Quentin le 12 juin, 26 enfants et une personne âgée ont été affectés. Une adolescente, Elise, est décédée le 16 juin.
Un nouveau cas a été enregistré vendredi : un enfant résidant en Île-de-France qui a séjourné à plusieurs reprises récemment dans la région de Saint Quentin, a indiqué la préfecture. Dix d’entre eux dont cet enfant ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU), une grave complication affectant les reins, précisent les services de l’Etat dans l’Aisne. Onze personnes sont encore hospitalisées, selon la préfecture.
Le pôle de santé publique du parquet de Paris s’est saisi mercredi de l’enquête relative aux intoxications dans l’Aisne qui ont notamment causé la mort d’une adolescente, a annoncé jeudi la procureure de la République de Paris Laure Beccuau dans un communiqué.
Le 21 juin, le parquet de Saint-Quentin avait ouvert une enquête préliminaire des chefs d’homicide involontaire, blessures involontaires, mise en danger et tromperie aggravée par la mise en danger de la santé humaine.