
En Ukraine, cinq personnes auraient perdu la vie et 25 autres auraient été blessées, dont quatre grièvement, à la suite de bombardements russes survenus ce vendredi 27 juin.
Ce vendredi 27 juin, de nouveaux tirs en provenance de Russie auraient fait au moins cinq morts et 25 blessés, selon les informations rapportées par l’AFP. Les bombardements ont visé la ville de Samar, située dans le centre-est de l’Ukraine, régulièrement prise pour cible par les forces russes.
Le gouverneur, Serguiï Lyssak, a annoncé le bilan sur Telegram, précisant que quatre des blessés se trouvaient dans un état grave.
La ville de Samar avait déjà été la cible de bombardements russes le mardi 24 juin dernier. Deux personnes avaient alors perdu la vie, et de nombreux civils avaient été blessés, selon le gouverneur. Le même jour, la capitale régionale, Dnipro, avait elle aussi été visée par des frappes, causant la mort de 21 personnes.
D’après des responsables ukrainiens, c’est la première fois que des zones urbaines sont directement prises pour cible dans cette région. Jusqu’à présent, les attaques se concentraient principalement sur des infrastructures militaires.
Toutefois, l’armée ukrainienne étant en difficulté dans cette partie du pays, située à moins de 150 km du front oriental, les forces russes semblent avoir décidé de passer à la vitesse supérieure.
L’Ukraine menacée d’une nouvelle invasion
Désormais, la menace d’une invasion terrestre dans la région de Dnipropetrovsk plane sur l’Ukraine, ce qui serait une première depuis le début de la guerre en février 2022.
Face à cette escalade, Kiev ne reste pas les bras croisés. Ce vendredi, les services de sécurité ukrainiens (SBU) et l’armée ont revendiqué, via des communiqués distincts, un raid de drones sur la base aérienne de Marinovka, dans la région de Volgograd au sud-ouest de la Russie. Deux bombardiers russe SU-34 auraient été détruits et deux autres endommagés.
Notons que les frappes russes de ce 27 juin surviennent à peine deux jours après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky ait déclaré à Donald Trump qu’il était prêt à acheter aux États-Unis des systèmes de défense antiaérienne Patriot, dans le but d’intercepter les missiles russes.
Pour l’heure, l’ancien président américain ne se serait pas engagé, affirmant simplement qu’il allait «voir» s’il était possible de fournir ces équipements, tout en soulignant que les États-Unis en avaient eux aussi un besoin stratégique. Rappelons qu’après avoir bombardé des sites nucléaires iraniens, les Américains ne sont eux non plus pas à l’abri de possibles représailles.