Du lundi 30 juin au dimanche 13 juillet se déroulera le troisième Grand Chelem de la saison 2025. Wimbledon est un tournoi pas comme les autres, pour de multiples raisons. Voici cinq traditions qui n’existent que dans le tournoi londonien.
Le tournoi de tennis le plus prestigieux du monde. Pour son cadre, son histoire, mais aussi ses coutumes, Wimbledon se place chaque saison comme une parenthèse singulière de la saison. Tenue réglementaire exigée, programmation protocolaire, interdictions… Les exemples expliquant pourquoi cette quinzaine n’est pas comme les autres sont légion à l’instar des cinq ci-dessous.
Les joueurs sont obligés de jouer en blanc
La tradition la plus visible est bien celle de la tenue réglementaire exigée aux joueurs et joueuses. Ce «dress code» remonte à l’année de création du tournoi, 1877, où l’on estimait que les traces de sueurs étaient inélégantes. Pour les masquer, les vêtements blancs étaient jugés les plus efficaces. Ce qui est désormais devenu une marque de fabrique n’est pas toujours appréciée par les joueurs pour sa rigueur jugée parfois extrême. Même les accessoires ou les petites touches des sponsors ne sont pas tolérés, comme a pu en témoigner Roger Federer lors de l’édition 2013. Tout de blanc vêtu, le Suisse arborait des chaussures à la célèbre virgule ornées de semelles oranges.
Who remembers when #Wimbledon forced the #Federer to change his shoes so the colour of his soles were white? In 2023 #Wimbledon eased up on their policies by allowing women to wear coloured spandex under white outfits. pic.twitter.com/PGiptNQo98
— Chris Hasek-Watt (@chrishasekwatt) December 7, 2023
Une facétie à laquelle le tournoi s’est empressé de lui demander de renoncer dès le deuxième tour. En plus des joueurs, certains spectateurs, ceux qui ont la chance d’assister aux matchs depuis la «Royal Box» (loge royale), doivent se conformer à un dress code également : chemise, costume et cravate pour les hommes et interdiction de porter un chapeau pour les femmes.
Les qualifications ne se jouent pas sur le site du tournoi
Une autre spécificité du tournoi, qui est le seul dans ce cas là sur le circuit masculin et féminin. Dans l’optique de protéger sa surface, un gazon soigneusement entretenu, Wimbledon n’accueille pas les matchs de qualification de son propre tournoi. En effet, les matchs préliminaires sont disputés dans le complexe de Roehampton, à quelques minutes des infrastructures de Wimbledon. Cela permet à l’herbe du tournoi de ne pas être usée avant même le début du tableau principal, elle qui est déjà mise à rude épreuve lors des quinze jours de compétition qu’elle accueille.
Le vainqueur à l’affiche d’entrée

Le poids de l’histoire. Remporter Wimbledon, chez les dames comme chez les hommes, assure de pouvoir ouvrir le bal la saison d’après, toujours sur le Center Court. Pas de suspens pour cette édition 2025, donc : Carlos Alcaraz sera à l’affiche du lundi 30 juin, en tant que vainqueur sortant de l’édition 2024. Il jouera son premier tour en ouverture de journée, à midi, heure locale, soit à 13 h, en France. De même, Barbora Krejcikova, gagnante du Grand Chelem britannique en 2024, sera la première joueuse à fouler le Center Court lors du mardi 1er juillet, à la même heure.
Gare aux coups de sang
Wimbledon est autant connu pour ses fraises goûteuses (symboles du tournoi) que pour la qualité de ses courts verdoyants. Les dégrader, par des gestes d’humeur ou pire, lors d’un cassage de raquette, est considéré comme un sacrilège. En plus de ne pas correspondre à l’ambiance corsetée du tournoi, un tel comportement a des conséquences sur la qualité de l’herbe, bichonnée par les jardiniers du tournoi. En cas de colère incontenable, comme certains joueurs peuvent en être coutumiers, l’amende peut être salée. Il y a neuf ans, Heather Watson a dû s’acquitter d’une amende de 12.000 euros pour avoir brisé son outil de travail sur son court, en plus de l’avertissement qu’elle a reçu lors de sa rencontre.
Une relation difficile avec la technologie
De tous les tournois du Grand Chelem, l’événement londonien est le plus réfractaire à la technologie. Comme Roland Garros, qui l’a encore prouvé cette année en faisant confiance aux juges de ligne, Wimbledon a mis un maximum de temps avant d’intégrer le système de jugement automatisé utilisé pourtant sur l’ensemble du circuit ATP et WTA. De même, le tournoi ne s’est doté d’un toit, sur ses deux principaux courts, que récemment, compte tenu des averses fréquentes qui perturbent la tenue de la quinzaine.

Enfin, plus symbolique encore, il s’agit du dernier tournoi majeur à ne pas disposer d’éclairage pour aller au bout des matchs programmés chaque jour quand les conditions météo le permettent. Ainsi, il est particulièrement fréquent que certaines rencontres doivent reprendre le lendemain de leur début, comme ce fut notamment le cas pour le match le plus long de l’histoire, joué sur son court n°18. Cette rencontre, entre le Français Nicolas Mahut et l’Américain John Isner, s’était même déroulée sur trois jours, nécessitant deux interruptions.