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Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), est l’invité du 20H de France 2, mercredi 25 juin.
Alors que Donald Trump a estimé que le programme nucléaire iranien était retardé de plusieurs décennies, une note du service de renseignement américain parle plutôt de « mois ». « Je ne fais pas trop confiance à cette approche chronologique sur les armes de destruction massive », a affirmé Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), sur le plateau du 20H de France 2. « C’est clair qu’il y a eu une opération militaire très importante, il y a eu des dégâts très importants aussi », a-t-il ajouté.
Selon lui, la reprise des activités nucléaires iraniennes et la capacité de reconstruire dépendront des intentions du pays. « Est-ce qu’ils voudront reprendre là où ils étaient ou est-ce qu’ils vont faire moins ? », s’est-il interrogé. Rafael Grossi explique que l’AIEA a « perdu la visibilité » sur le matériel nucléaire iranien « à partir du moment où les hostilités ont commencé ». L’Iran a toujours l’obligation de montrer aux inspecteurs de l’agence où se trouve le matériel. Pourtant, le parlement iranien a voté, ce mercredi 25 juin, la fin de la coopération avec l’AIEA.
Regardez l’intégralité de l’interview dans la vidéo ci-dessus