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Toutes les options sont sur la table. Le Rassemblement national « ne s’interdit rien » concernant la motion de censure annoncée par le PS sur le sujet des retraites, a affirmé mardi 24 juin son président Jordan Bardella. Mais le président du RN attend surtout « le moment de vérité » du prochain budget. Faute d’accord entre patronat et syndicats sur les retraites, la motion de censure socialiste a de forte chances d’être soutenue par le reste de la gauche, laissant le sort du gouvernement de François Bayrou entre les mains du RN.
Le PS dépose une motion de censure. « Cela nous contraint à déposer une motion de censure », a lancé le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, à François Bayrou, lors des questions au gouvernement. Les socialistes ont donc mis leur menace à exécution, après l’échec du « conclave » sur les retraites et alors que les partenaires sociaux sont reçus toute la journée à Matignon par le Premier ministre.
La CFDT demande à Bayrou de prendre « ses responsabilités ». La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a invité le Premier ministre à prendre ses « responsabilités » sur le sujet des retraites, après son entretien avec lui, ajoutant que les syndicats vont lui transmettre « la liste des blocages » afin qu’il prenne une décision « d’ici la fin de la semaine ». « L’idée est qu’il n’y ait pas de nouvelle séance de négociations, charge au Premier ministre de prendre acte et de décider d’ici la fin de la semaine ce qu’il fait de ce qui est aujourd’hui sur la table », a-t-elle ajouté.
François Bayrou veut encore « rechercher une voie de passage » avec les partenaires sociaux. Le Premier ministre dit ne pas se satisfaire de l’échec du « conclave » sur les retraites « si près du but » et a annoncé, dans une brève prise de parole mardi au petit matin, qu’il allait recevoir les partenaires sociaux ayant pris part à la concertation pendant quatre mois. « Je considère donc que notre devoir est de ne pas baisser les bras et de tout faire pour permettre de dépasser un tel blocage », a-t-il dit. Le président de la République a appelé les partenaires sociaux à « trouver une solution ». « Je les encourage ardemment à savoir aller au-delà des désaccords qui persistent et à trouver ensemble une solution qui soit bonne pour le pays », a-t-il dit, estimant que le Premier ministre « a tout à fait raison de s’engager et d’insister sur l’importance d’un accord ».
La CGT réclame d’être invitée, le Medef et la CFDT reçus à Matignon. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a estimé sur RMC que « la CGT et Force ouvrière doivent être invitées » par François Bayrou. « Le Premier ministre doit inviter l’ensemble des organisations représentatives », y compris la CGT et FO, qui avaient pourtant quitté la table des négociations rapidement, a jugé la syndicaliste. La CFDT a de son côté répondu présent, tout comme le Medef et la CPME du côté des organisations patronales.