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Durant l’Occupation, les nazis se seraient appropriés près de 8 000 pianos. À la Libération, 2 000 ont pu être restitués, certains propriétaires ont identifié leur instrument à l’oreille, car tous les pianos ont un son et une âme.
C’est un vieil ami de la famille qui a bien failli disparaître : un piano volé par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Catherine Coquery, 90 ans, en est la gardienne. Le piano appartenait à son grand-père. Celui-ci avait acheté l’instrument d’occasion, un Pleyel, en 1926. Une famille juive où l’on se transmet l’amour de la musique. Mais la guerre va bouleverser le destin de la famille et celui du piano.
En 1943, les Allemands lancent une opération de spoliation des biens juifs, pillant les appartements de 40 000 familles de déportés. Meubles, objets en tout genre, instruments de musique, jusqu’aux casseroles, tout est trié méthodiquement. Les pianos volés sont transportés au palais de Tokyo. Ils ont été photographiés par les nazis rue de la Manutention, derrière le palais. Jusqu’à 8 000 instruments ont été stockés dans les sous-sols du musée. À la Libération, les Alliés retrouvent 2 000 pianos. Pour les identifier, un système de restitution invite les propriétaires à se manifester avec le numéro de série de l’instrument.
Regardez l’intégralité du reportage dans la vidéo ci-dessus