
Le conclave sur les retraites s’est soldé par un «échec», a annoncé Yvan Ricordeau, négociateur de la CDFT, lundi soir à l’issue de la dernière réunion après quatre mois de concertation entre partenaires sociaux.
Après quatre mois de discussions, le conclave sur les retraites, promesse de François Bayrou aux socialistes pour éviter la censure, s’est soldé par un échec ce lundi.
«Le patronat a fermé la porte aux syndicats, notamment sur la proposition que les salariés les plus exposés à la pénibilité n’aient pas le même effort à faire que les autres», a déclaré le négociateur de la CFDT Yvan Ricordeau à l’AFP. «La discussion s’arrête», a-t-il conclu.
Rendre moins impopulaire la réforme des retraites
Ce «conclave» réunissait deux organisations patronales, Medef et CPME, et trois syndicats, CFDT, CFE-CGC et CFTC.
L’idée de ce conclave était principalement de tenter de rendre moins impopulaire la réforme des retraites Borne de 2023, qui porte progressivement de 62 à 64 ans le départ à la retraite. Tout en visant l’équilibre financier, alors qu’un déficit du système s’annonce à hauteur de 6,6 milliards d’euros en 2030.
La fin du conclave est ainsi un moment de vérité pour François Bayrou, qui a lancé ce nouveau format de discussions après un compromis noué avec les socialistes pour éviter une censure du gouvernement. Et le Premier ministre s’était engagé à en présenter les conclusions devant le Parlement.
«A partir du moment où ce conclave n’aboutit pas sur l’abrogation de la réforme des retraites, nous déposerons une motion de censure», a promis Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise. Mais LFI aurait besoin du soutien d’autres groupes à gauche. Et le Parti socialiste est divisé sur la question.