
Dix cas d’intoxication alimentaire ont été recensés dans l’Aisne cette semaine et une enfant de 11 ans est décédée. Parmi eux, six ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Voici ce qu’il faut savoir sur cette pathologie.
Les cas se multiplient dans l’Aisne où des enfants sont atteints d’une intoxication alimentaire. La moitié a contracté une maladie infectieuse rare et à 1% mortelle.
D’après Santé publique France chaque année en période estivale, une augmentation du syndrome hémolytique et urémique est observée, à cause d’infection alimentaire, chez les enfants.
À l’origine, c’est une bactérie de la famille des Escheridchia Coli connue sous le nom E. Coli. Cette infection touche 160 enfants chaque année et même si elle se fait rare elle peut être grave car elle affecte essentiellement les reins.
Les symptômes de la bactérie se manifestent par une diarrhée accompagnée de sang, de douleurs abdominales et parfois de vomissements. Dans 5 à 8 % des cas, ils se transforment en SHU. À ce syndrome s’ajoutent une grande fatigue, une pâleur, une diminution des urines, devenues plus foncées et parfois de convulsions.
La bactérie E. Coli est présente dans les intestins de nombreux animaux comme les vaches, les chèvres ou les moutons. Éliminée par les selles des animaux, elle peut contaminer l’environnement comme les eaux, les sols et aussi les aliments.
Comment l’éviter ?
La bactérie survit au froid mais pas au chaud. Il est préconisé de bien cuire sa viande, surtout lorsqu’elle est hachée, car la bactérie peut se cacher au milieu du steak.
Les enfants étant plus exposés doivent éviter les viandes crues, les laits crus, les pâtes crues à base de farine, ou encore les légumes et fruits non lavés à consommation sans cuisson.
Ne jamais oublier de se laver les mains avant la préparation de repas, pour éviter la transmission de bactérie.