
L’évêque alsacien Raphaël S., qui a été interpellé fin mai lors d’un vaste coup de filet de démantèlement d’un réseau de pédocriminalité agissant sur Telegram avant de tenter de mettre fin à ses jours en se défenestrant, est décédé ce vendredi soir, a appris CNEWS ce samedi auprès de l’avocat du défunt.
Interpellé fin mai à Lingolsheim (Bas-Rhin) dans le cadre du démantèlement d’un réseau de pédoriminalité agissant sur la plate-forme Telegram, l’évêque alsacien Raphaël S., qui a tenté de mettre fin à ses jours en se défenestrant après sa mise en cause dans l’affaire, est décédé ce vendredi 20 juin au soir, a appris CNEWS de Me Michaël Wacquez, avocat du défunt, ce samedi confirmant une information des Dernières Nouvelles d’Alsace.
Âgé de 45 ans, Raphaël S. devait comparaître devant le tribunal de Strasbourg le 23 mai dernier dans le cadre d’une audience de comparution immédiate. Il était accusé des faits de «détention et diffusion d’images pédopornographiques, entre mars 2019 et mai 2025».
Le défunt était présenté comme un «évêque gallican». En effet, l’Eglise gallicane est une association se présentant comme chrétienne. En revanche, elle est séparée de l’Eglise catholique et n’est reconnue par aucune confession, d’après l’AFP.
Un homme de foi inconnu de la justice
L’homme de foi, qui avait une compagne et habitait avec sa mère, travaillait dans un Ehpad. Sur les réseaux sociaux, il se décrivait comme un «militant dans le domaine de la protection animale». Raphaël S. était inconnu de la justice. Après le démantèlement du réseau pédocriminel, il avait été déféré et placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement. L’homme de foi faisait partie des 55 hommes interpellés par les forces de l’ordre dans toute la France entre lundi 19 et jeudi 22 mai 2025.
Selon l’AFP, citant le commissaire Quentin Bevan, chef du pôle opérationnel de l’Ofmin, ces mis en cause échangeaient sur la messagerie Telegram et étaient en lien avec des pédocriminels «extrêmement dangereux», incarcérés depuis l’été 2024.
Ces interpellations ont eu lieu dans 42 départements, et ce pour «détention, diffusion et consultation habituelle de contenus pédopornographiques concernant des enfants de « moins de dix ans »». Au total, 42 parquets étaient concernés par cette affaire.
«Derrière ces abuseurs avérés d’enfants, il a fallu dix mois d’enquête pour parvenir à ce coup de filet. Dix mois d’infiltration de milliers d’échanges, d’analyse et de détection d’images pédos par une task force montée à l’Ofmin», avait poursuivi le commissaire Quentin Bevan.