
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a ordonné ce mercredi un interrogatoire de Jacqueline Jacob, la grand-tante du petit Grégory retrouvé mort le 16 octobre 1984, en vue d’une possible mise en examen.
Un nouveau rebondissement dans une affaire historique. La justice a ordonné mercredi un nouvel interrogatoire de Jacqueline Jacob, la grand-tante du petit Grégory Villemin, tué en 1984, en vue de sa possible mise en examen pour «association de malfaiteur criminelle».
La convocation de Jacqueline Jacob, qu’une expertise en graphologie a désigné comme l’auteur d’une lettre anonyme menaçante adressée en 1983 aux parents du petit Grégory, «ne devrait pas intervenir avant quelques mois», a précisé Philippe Astruc, procureur général de la Cour d’appel de Dijon dans un communiqué.
Jacqueline Jacob et son époux avaient déjà été mis en examen en 2017 pour «enlèvement et séquestration suivie de mort». Un vice de forme avait toutefois entraîné les poursuites.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon, qui supervise le dossier depuis sa réouverture en 2008, a listé en début d’année les «éléments qui concernent Jacqueline Jacob», a rapporté le procureur général, sans donner de détails.
Un corbeau harceleur
Néanmoins, le parquet général a estimé que ces éléments «ne suffisaient pas» à la poursuivre pénalement, précise-t-il.
À la suite d’une audience le 9 avril dernier, la chambre de l’instruction a rendu mercredi un arrêt demandant à son président de «procéder à l’interrogatoire» de Jacqueline Jacob et «envisager sa mise en examen sous la qualification d’association de malfaiteur criminelle», selon son communiqué.
Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé noyé et ligoté le 16 octobre 1984 dans une rivière des Vosges. Le jour-même, une lettre anonyme est adressée au père par un «corbeau» qui harcelait depuis plusieurs années la famille.
Bernard Laroche, un cousin du père, avait rapidement mis en cause sur la base d’accusations de sa belle-sœur, une adolescente de 15 ans, qui est par la suite revenue sur ses propos.
Relâché, Bernard Laroche est néanmoins abattu par le père de l’enfant, Jean-Marie Villemin, convaincu de la culpabilité de son cousin.