
Ce dimanche 15 juin, plusieurs manifestants sont descendus dans les rues de Barcelone et de Majorque, en Espagne, pour protester contre le tourisme de masse. Au cours des rassemblements, ils ont utilisé… des pistolets à eau.
Des milliers de personnes se sont rassemblées, ce dimanche 15 juin, à Barcelone et à Majorque, en Espagne, afin de manifester leur mécontentement quant au tourisme de masse dans certaines régions du sud du pays ibérique.
«Le tourisme de masse tue la ville», «vos vacances, ma misère» ou encore «leur cupidité nous mène à la ruine»… plusieurs banderoles hostiles aux touristes ont été brandies par les manifestants. Certains d’entre eux ont même utilisé des pistolets à eau pour montrer leur mécontentement. D’autres ont opté pour les fumigènes colorés et les autocollants.
«Je suis très fatiguée de cette nuisance dans ma propre ville»
D’après Liligo, moteur de recherche français spécialisé dans le voyage, l’Espagne est en effet le deuxième pays le plus visité au monde avec 72,5 millions de visiteurs par an, derrière la France (77,5 millions de visiteurs par an) et devant les États-Unis et la Turquie (plus de 50 millions de visiteurs par an). Barcelone, la capitale catalane qui compte 1,6 million d’habitants, a attiré, à elle seule, 26 millions de touristes en 2024.
«Je suis très fatiguée de cette nuisance dans ma propre ville. La solution est de proposer une diminution radicale du nombre de touristes à Barcelone et de miser sur un autre modèle économique qui apporte la prospérité à la ville», a déclaré Eva Vilaseca, 38 ans, à Reuters.
Toujours dans cette ville catalane, la municipalité a annoncé l’année dernière qu’elle interdirait la location d’appartements aux touristes d’ici à 2028 afin de rendre la ville plus agréable à vivre pour ses habitants.
Des manifestations similaires ont eu lieu dans d’autres régions d’Espagne, notamment à Ibiza, Malaga, Palma de Majorque, Saint-Sébastien et Grenade. En Italie, des manifestations ont eu lieu dans des villes telles que Gênes, Naples, Palerme, Milan et Venise. Dans celles-ci, les habitants s’opposent à la construction de deux hôtels qui ajouteront environ 1.500 nouveaux lits à la ville, ont déclaré les organisateurs à Reuters.