
Un mineur, mis en cause dans les enlèvements ayant visé le milieu de la cryptomonnaie, a été remis en liberté ce jeudi sur un vice de procédure, a appris CNEWS de source judiciaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
Ce jeudi 12 juin, un mineur, mis en cause dans les rapts ayant visé le secteur de la cryptomonnaie en mai 2025, a été remis en liberté pour «problème de procédure», a indiqué une source judiciaire à CNEWS ce vendredi, confirmant une information du Parisien.
Ce vice de procédure a été soulevé par l’avocat du mineur, Me Martin Vettes. Se reposant sur le code de la Justice pénale des mineurs, le pénaliste a rappelé auprès de nos confrères qu’aux termes de la loi, l’action publique à l’encontre des mineurs «est exercée par des magistrats désignés chargés spécialement des affaires concernant les mineurs». Or, cette exigence a été remise en cause par l’avocat dans le cas de son client.
Comme le relate le Parisien, une audience s’est déroulée le 10 juin devant la cour d’appel de Paris. Au cours de celle-ci, Me Martin Vettes a constaté que la juge d’instruction ayant mis en examen son client ainsi que la juge des libertés et de la détention l’ayant placé derrière les barreaux avaient été dûment désignés pour être spécialement chargés des affaires concernant les mineurs.
En revanche, explique le Parisien, «rien n’a permis de prouver qu’il en était de même concernant le procureur ayant requis son incarcération». «Les réquisitions ainsi prises par un magistrat incompétent, n’ont pu valablement saisir le juge d’instruction ni le juge des libertés et de la détention», a constaté la chambre de l’instruction qui a procédé à la remise en liberté du mineur.
Le jeune homme en question a été placé sous contrôle judiciaire à la suite de sa libération. Il s’agirait d’un des six mineurs mis en examen vendredi 30 mai à Paris pour des tentatives et projets d’enlèvement dans le milieu de la cryptomonnaie.
Sa mise en examen survient dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris «pour tentative d’enlèvement en bande organisée les 12 et 13 mai 2025» et «association de malfaiteurs jusqu’au 26 mai 2025» après la tentative d’enlèvement de la fille et du petit-fils du PDG de la société spécialisée Paymium, le 13 mai, en pleine rue à Paris.
Dans ce dossier, 25 personnes ont été mises en examen, la plupart d’entre-elles sont nées en région parisienne, dont l’une d’elles à Châtellerault. Une est née au Sénégal, une en Angola, une en Russie et toutes sont nées entre 2002 et 2009. Au total, 18 prévenus ont été placés en détention provisoire.