
Les forces spéciales ukrainiennes ont revendiqué une attaque sur la base russe de Savasleyka. Deux avions de chasse, dont un MiG-31K, auraient été sérieusement endommagés. Un modèle hautement stratégique pour Moscou.
L’Ukraine revendique «un nouveau succès». Alors qu’un «Super Flanker» Su-35 a été abattu, pour la première fois depuis le début du conflit, en plein vol par un chasseur ukrainien F-16 «Viper», l’armée ukrainienne s’est félicitée d’une attaque sur la base russe de Savasleyka, dans la région de Nijni Novgorod, à plus de 640 km du front.
Dans un communiqué, les forces spéciales ukrainiennes ont, selon leurs informations, touché «deux unités d’équipement aérien ennemi, probablement un MiG-31K et un SU-30/34», dans la nuit du 9 juin.
Un avion porteur de missiles balistiques hypersoniques
Le MiG-31K, inspiré du Mikoyan-Gourevitch 31, autrement appelé «Foxhound» selon l’Otan, est utilisé pour des frappes sur l’Ukraine, mais sa première utilisation remonte au XXe siècle. Après un premier vol en 1975, il avait été mis en service au début des années 1980.
Cet avion de chasse moderne est équipé d’un radar à capacité «look-down shoot-down», c’est-à-dire qu’il détecte et tire sur des cibles volant à une altitude inférieure. Mais sa grande force reste le fait qu’il soit muni de missiles balistiques hypersoniques Kinjal, d’une portée de 1.000 à 2.000 kilomètres.
Le site spécialisé Défense Express souligne que la Russie «n’est toujours pas en mesure de produire de tels MiG-31K». Cette même source parle également d’une «perte lourde de conséquences» et d’une arme «de grande valeur» pour Moscou. D’autant plus que cet avion de chasse est estimé à plus de 40 millions d’euros.
Cette nouvelle offensive ukrainienne survient une semaine après l’opération «Toile d’araignée» menée contre l’aviation russe. De son côté, le pays présidé par Vladimir Poutine a répondu par de nouvelles frappes de drones nocturnes à Kharkiv, dans la nuit de mercredi à jeudi 12 juin, faisant 14 blessés, dont quatre mineurs. De lourdes attaques qui risquent de complexifier les prochaines négociations.