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Le gouvernement, à la recherche d’économies, a confirmé qu’il taillerait dans les niches fiscales. Il a précisé que le crédit d’impôt pour la garde d’enfants ou l’aide aux personnes âgées serait préservé. Cela signifie que les autres emplois à domicile sont, eux, dans le viseur.
Depuis plusieurs années, Brigitte Ilmany fait le ménage dans la maison d’Olivier Chapat, son employeur, qui bénéficie d’un crédit d’impôt de 50 % sur la facture. Un dispositif dans le collimateur de l’État. Alors, il pourrait revoir le contrat qui le lie à sa femme de ménage. « Aujourd’hui, j’ai 7 heures par semaine. Probablement qu’on passera à 5 heures. Ça veut dire que l’intervenante qui vient chez moi depuis très longtemps risque de voir sa rémunération baisser« , se désole Olivier Chapat.
« Si on est réduit au niveau des heures, par exemple, ce sera plus d’exigences, plus de rapidité. Il peut y avoir des accidents, de la fatigue, donc moins de résultats« , explique Brigitte Ilmany. Chaque année, le ménage chez les particuliers coûte 2,6 milliards à l’État, soit près de 40 % des crédits d’impôt pour l’emploi à domicile, chiffrés au total à 6,9 milliards d’euros.
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